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04/06/2015

DÉCOUVRIR LES CHÂTEAUX DU MOYEN ÂGES DE LA CÔTE D'AZUR !

COUVERTURE DES CHATEAUX DU MOTEN AGE DES ALPES MARITIMES REDUITE.jpg

Vient de paraître en librairie

"LES CHÂTEAUX DU MOYEN ÂGE DES ALPES MARITIMES,

140 SITES À DÉCOUVRIR"

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http://pays-d-azur.hautetfort.com/archive/2015/06/04/chateaux-du-moyen-age-des-alpes-maritimes-5633928.html

 

 

La découverte des châteaux et vestiges d’ouvrages défensifs du Moyen Âge dans les Alpes Maritimes ne se limite pas à cette étroite bande de terre en bordure de mer : la Côte d’Azur dont on ignore rien.

Moins connus sont les paysages grandioses du Haut Pays, avec ses hameaux perchés accrochés aux flancs des reliefs escarpés, en équilibre au bord de falaises accidentées.

Les Alpes Maritimes possèdent le plus grand nombre de villages perchés de tout le bassin méditerranéen, à des altitudes variant de 350m à 1600m. Leur mode de vie agropastoral est resté longtemps protégé, au bout de chemins sinueux surplombant des gorges et des clues autrefois dangereuses et impénétrables.

Lieux difficiles d’accès, isolés, leur charme de petit monde clos et moyenâgeux restitue l’image des premiers castra.

Bien qu’il soit reconnu qu’on se défende mieux sur un sommet, le phénomène est ici accentué par la pression de la menace sarrasine qui s’opéra du VIIIème au Xe siècle, ramenant la population des plaines et des vallées sur les hauteurs.

Ce mode de positionnement élevé est une continuité du passé, lié à la nature d’un sol rocheux qui se décline de la pierre sèche des terrasses, à celle taillée pour les maisons et les donjons ou creusée pour les citernes. Qualifiée de civilisation du rocher ou de la pierre, celle-ci débute dans les Alpes Maritimes dès la protohistoire avec les « castellaras », ces solides fortifications faites d’énormes blocs superposés dressées sur des éminences. Les 350 citadelles de ce type dénombrées dans le département ne seront que les ancêtres des futurs castra du Moyen Âge.

Lorsqu’au tournant de l’an mille un puissant élan mystique s’empare de la région libérée des Sarrasins, la côte et les vallées se hérissent peu à peu d’églises et de villages ecclésiaux, fortifiés de châteaux et donjons, véritables joyaux architecturaux.

Certains de ces sites ont su résister à l’épreuve du temps et des guerres, pour faire des Alpes Maritimes un des départements les mieux dotés en matière de villages perchés, fortifiés d’un château.

Lorsque va naître le castrum, avec ses ruelles étroites et ses hautes maisons construites sur des pitons rocheux ou accrochées au bord d’un plateau, la volonté évidente des bâtisseurs sera de rassembler la population autour du château et de l’église.

L’espace était mesuré dans le village groupé entre les murs d’enceinte, derrière le front continu des habitations, limitant la cité et lui tenant lieu de remparts, seul un dédale de passages permettait la circulation.

Ainsi s’expliquent les escaliers raides, les enfoncements ténébreux, les impasses tortueuses, les ruelles pavées munies d’une allée médiane en briques, pour éviter que les sabots des bêtes ne glissent, les passages couverts, les traverses encaissées débouchant sur des placettes étroites et irrégulières.

Cet urbanisme médiéval collectif nous est restitué aujourd’hui avec plus de bonheur que ne le sont les châteaux qui le plus souvent couronnaient l’ensemble à cette époque. Le château, ouvrage militaire devait au Moyen Âge affirmer l’autorité du seigneur. Visible de loin, ce symbole d’un pouvoir fort, installé sur un éperon escarpé, s’entourait souvent d’un village doté d’éléments défensifs complémentaires.

De nos jours, il est inutile d’envisager une restauration toujours infidèle des vestiges fortifiés qui nous sont parvenus. Il est préférable de leur conserver l’aspect ruiniforme qui leur convient, souvent révélateur de leur authenticité. Préservés de toute restitution hasardeuse, ces monuments constituent alors un élément remarquable du paysage. 

Une approche attentive est alors permise pour écouter, appuyé aux pierres tièdes, les frôlements de la brise qui en raconte l’histoire.

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