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02/10/2008

CHRONOLOGIE DE SAINT LAURENT DU VAR

 

-600  Comptoirs grecs

-350  Antipolis

-154  Siège de Nice et Antibes : Bataille d’Aegitna

-49 Lepide soumet les Oxybiens (Trophée d’Antibes) César licencie les légions pompéiennes au bord du Var

 Strabon : Var large de 1600m

Ier au IIIe siècle :installation des villas romaines

576 : destruction du Castellum Varum par les Lombards

737, 813-972 Sarrasins

1033 : première mention de Saint-Laurent (Castrum Agrimontis)

1135 : des Templiers s’installent sur la rive gauche puis droite

1162 : première mention de l’Hospice (Auberge, Hôpital, Banque, Comptoir) et du Bac

1306 : création de la Confrérie des « Pénitents Blancs »

1327 : le Pape Jean XXII ferme l’Hospice et chasse les Augustins

1388 : dédition du Comté de Nice à la Savoie - le Var devient frontière

1468 : Castrum Agrimontis inhabité et ruiné est repeuplé par acte d’habitation et d’emphytéose

1471 : le lieu prend le nom effectif de Saint-Laurent du Var

1480 : Gué à la charge des religieux

1536 (septembre) : pillage du village par les troupes de Charles Quint

1538 : passage de François Ier se rendant à Nice

1595 : incursion armée des Niçois à propos des Iscles

1623 (juillet) : razzia par les Barbaresques

1628 : séjour du Duc de Guise

1629 (mars) : retraite du Duc de Guise et de ses troupes depuis Nice sur un pont de bateau

1654 : création de la Confrérie des « Pénitents Noirs »

1691 : Catinat établit son quartier général à Saint-Laurent

1696 : la communauté demande son inscription à l’Armorial de France

1698 : Pisani achète la Seigneurie de Saint-Laurent à l’évêque de Vence

1690 : M. de Grignan gouverneur de Provence visite la place (Mme de Sévigné)

1700 : affaire de la « Confrérie de Méduse » Honoré Geoffroy + 12 notables

1704 (janvier et juillet) : pillages successifs de Saint-Laurent par les troupes savoyardes et royales de M. de Blagnac

1706 (mars) : destruction des maisons du village pour installer l’armée française

1707 (juillet) : vandalisme des troupes impériales sur les récoltes et les cultures

1744 (avril) :  mise en place d’un pont sur chevalet par les Franco-Espagnols

1746 (octobre) : destruction du pont lors de la retraite

1746 (novembre) : construction d’un pont par les Anglais alliés des Austro-Sardes

1747 (février) : destruction du pont sous le feu des Français

1758-1760 :Conventions pour les Gueyeurs

1789 : vente des droits du Seigneur Pisani à la commune

1792 : la frontière du Var disparaît avec l’annexion du Comté à la France

1792 (octobre) : construction d’un pont pour diligences ouvert le 8 décembre

1800 (mai) : les combats de Saint-Laurent sous les ordres de Suchet)

1815 : remise en place de la frontière sur le Var, le Comté de Nice étant possession des états du Pièmont-Sardaigne

1860 : annexion de Nice à la France : la frontière du Var disparaît

1864 : après la construction du pont de chemins de fer sur le Var, passage de la première locomotive le 18 août

1943 (novembre et décembre) : bombardements aériens des ponts du Var par les Alliés

1944 (mai juin juillet août) : attaques aériennes détruisant les ponts et une partie du bourg ; nombreuses victimes civiles

1962 Création de la Z.I.

1967 Cap 3000 puis urbanisation accélérée du « petit Neuilly »

 

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25/09/2008

QUI ETAIT SAINT LAURENT ?

Saint Laurent, diacre et martyr, serait né vers 210 ou 220, en Espagne, selon les uns, et, selon d’autres, à Rome, où il décédera en 258. Il était le premier des sept diacres de l'Eglise romaine, sous le pontificat de saint Sixte II. Quand ce pape fut été arrêté, il l'accompagna jusqu'au lieu de son martyre. Sommé lui-même par le préfet de Rome, de livrer les richesses dont on le croyait détenteur, il demanda un délai de trois jours, pendant lesquels il distribua aux pauvres le prix des vases sacrés qu'il avait fait vendre et toutes les sommes dont il était le dépositaire. Lorsque le préfet se présenta, Laurent, lui montrant une foule d'indigents et d'infirmes, lui dit : « Voilà les tré­sors de l'Eglise ! » Saisi aussitôt, après avoir été cruelle­ment fouetté, il fut étendu sur un gril de fer rougi au feu. Son martyre eut lieu sous le règne de l'empereur Valérien.

Une des sept basiliques patriarcales de  Rome fut élevée, sous le règne de Constantin, sur le lieu où les fidèles avaient enseveli ses restes : ce sera l'église de Saint-Laurent-hors-­les-Murs. La fête du saint est célébrée le 10 août.

- Linguistique : Ce nom entre dans quelques locutions : Etre sur le gril comme saint Laurent, être dans une posi­tion très embarrassante, être fort tourmenté. « Crier à saint Laurent: Le diable se brûle ! »  Se plaindre d'un petit mal à ceux qui soufrent d’un plus grand. «C'est aujourd'hui la Saint-Laurent, qui perd sa place la reprend », sorte d’adage par lequel les enfants s'autorisent à reprendre leur place après l'avoir quittée.

- Iconographie : Saint Laurent est ordinairement représenté, par les artistes, tenant dans une main un gril, et de l'autre le livre des Evangiles. Il figure sur un grand nombre d'an­ciens monuments.

Sa vie a été retracée par Fra Angelico, au Vatican, dans la chapelle de Nicolas V. Le

Titien a représenté le Martyre de saint Laurent (église des Jésuites, à Venise).

Il existe de ce chef-d’œuvre une belle répéti­tion au couvent, de l'Escurial et une esquisse au musée de Madrid.

Des bourreaux, retournant le corps du saint avec une fourche, attisent le feu qui le consume et le frappent à coups redoublés. Auprès du groupe se dresse l’autel des divinités païennes auxquelles saint Laurent a refusé de sacrifier.

Ribera a traité le même sujet (galerie de Dresde). Le saint est représenté au moment où, le feu al­lumé, il va être placé tout vif sur le gril, il est à genoux, absorbé dans la prière. Il subsiste plusieurs reprises de cette oeuvre.

Citons également deux magistrales représentations du martyre de saint Laurent d’époques différentes, décorant la basilique Santa Croce de Florence. L’une de Bernardo Daddi, l’autre sous la forme d’un retable peint par Jacoppo Ligozzi.

Le " Martyre de saint Laurent ", par Eustache Le Sueur, figure au Louvre. Deux bourreaux et un soldat étendent sur un gril le saint qu'ils dépouillent de ses vêtements, tandis que d'autres personnages attisent le feu ou montrent au saint la statue d’une divinité païenne. Le supplice a lieu devant l’empereur Valérien. C’est un tableau d’une exécution vigoureuse et d’un fort beau coloris.

 

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 « Saint-Laurent-du-Var à travers l’Histoire » ou quand le présent rejoint  en images l'Histoire de Saint-Laurent-du-Var et sa fière devise: "DIGOU LI , QUÉ VENGOUN", (DIS LEUR QU'ILS VIENNENT), significative des « riches heures » de son passé.

Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le Comté de Nice. Ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var, sur 7 kms.

Cité moderne, Saint-Laurent-du-Var n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le « Vieux-Village », avec ses rues pittoresques et son église romane datant du XI e siècle.

Lieu de transit et de passage commandant la traversée du Var, fleuve alpin particulière­ment capricieux, Saint-Laurent-du-Var a subi les aléas de cette situation géographique et stratégique singulière qui a profondément marqué son destin.

Les inondations, les invasions, les épidémies, les guerres ont rythmé au long des siècles les étapes successives de la formation de Saint-Laurent-du-Var.

Grâce à de nouveaux documents et à de nombreuses illustrations inédites, Edmond Rossi, auteur de « Saint Laurent, Porte de France » et de différents ouvrages sur le passé de la région, nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.

 

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18/09/2008

L'ORIGINE DU NOM DE SAINT LAURENT DU VAR

L’évolution du nom de lieu où se situe Saint-Laurent du Var a varié au gré des siècles.

A l’origine, il était cité comme Castrum Agrimontis mais cette appellation latine ne doit pas faire illusion. En effet, aucune carte romaine connue à ce jour n’en porte mention. Il s’agissait d’un village groupé et fortifié, souvent autour d’un château.

La première citation du Castrum Agrimontis apparaît en 1033 selon le « Dictionnaire étymologique des noms de lieu de France » de  A. Dauzat et Ch. Rostaing. En effet, après des siècles d’insécurité, les noms des villages constitués en paroisses sont indiqués pour la première fois comme devant payer tribut aux évêques et aux abbés.

Au début du XII ème siècle, lorsque l’hospice fut créé, sur l’initiative de Raimbaud seigneur de Vence, sous le nom d’Hôpital d’Agrimont, sa gestion fut confiée aux moines de Saint-Augustin dont l’ordre était placé sous le vocable de Saint-Laurent, expliquant son nom ultérieur.

A l’issue de recherches, l’historien Alain Venturini, chartiste confirmé, cite un acte de 1472 accordant le mérite de la fondation de cette institution à une dame d’Agrimont, léguant par testament le péage levé par les seigneurs de ce castrum aux moines augustins.

A. Venturini précise en situant cette fondation vers 1150, avec une première mention en 1162, à l’occasion du passage du comte de Provence. Placée sous l’étroit contrôle de l’évêque de Vence, l’établissement est confié à une douzaine de chanoines de l’ordre de Saint Augustin, venu de la célèbre prévôté de Saint Laurent d’Oulx dans le Piémont. En 1205, l’hospice sera placé sous le patronage de Saint Laurent.

Rappelons que l'abbaye de Novalaise, au pied du col du Mont Cenis, attirait les marchands et les pèlerins au détriment du Montgenèvre. Cette abbaye de la Novalaise, fondé en 726 abrita jusqu'à 500 copistes. Elle fut incendiée en 906 par les Sarrasins, mais les moines purent se réfugier à Turin avec 6000 manuscrits.

Après l'incendie, les possessions de la Novalaise seront partagées et Saint Laurent d’Oulx en recevra la majeure partie.

Qui étaient les moines augustins installés à Saint Laurent du Var ?

Des chanoines réguliers suivant la règle (adoptée par d'autres ordres : trinitaires, dominicains, servites, etc.) dite, de saint Au­gustin. Formant depuis le XI" siècle plusieurs congré­gations isolées, réunis en un ordre en 1256 par le pape Alexandre IV, exemptés de la juridiction épiscopale, pourvus d'un cardinal pro­tecteur et reconnus comme un des quatre ordres men­diants. Les augustins « chaussés » (vêtement de laine noire à capuchon pointu, ceinture de cuir, et, pour sortir, chapeau et souliers) formaient quatre provinces primitives : Italie, France, Espagne, Allemagne, administrées chacune par un prieur provincial et quatre définiteurs. Les couvents étaient gou­vernés par un prieur, assisté d'un sous-prieur, d'un sa­cristain, d'un procureur, de deux dépositaires, chargés des comptes et de la caisse, de députateurs,  surveil­lant l'administration des biens, d’ un bibliothécaire, etc.

Dans une étude de 1984, « Les villages à nom de saint, en Provence orientale au Moyen-âge » J.-C. Poteur, éminent médiéviste, apporte des informations complémentaires différentes sur les origines plus récentes de Saint-Laurent-du-Var et de son hospice:

« L'église Saint-Laurent est la paroisse du territoire du château d'Agrimont. Pendant la guerre qui oppose les aristocrates au comte, ce castrum est définitivement détruit et l'habitat est regroupé au Puget, près d'un nouveau château construit lors des évènements. Le château d’Agrimont est mentionné pour la dernière fois en 1232 et celui des Pugets pour la première fois à la même date. Au cours du XIIIe siècle, un hôpital est fondé près de la vieille église paroissiale Saint-Laurent. On apprend qu'en 1299, s'en occupent un prieur avec neuf frères vivant sous la règle de Saint-Augustin. Ils possèderaient alors tout le terroir de l'ancien château d'Agrimont.

 Lors des crises du XIVe siècle, l'hôpital est détruit et le castrum du Puget déserté. L'évêque obtient du pape que le territoire inhabité soit affecté à l'Eglise de Vence pour la fondation d'un nouvel hôpital. Les ressources de celui-ci proviennent d'un village neuf créé par acte d'habitation en l468.  Les seigneurs de Villeneuve conservent cependant les environs immédiats de l'ancien castrum du Puget, où ils construisent une bastide au XVIe siècle. »

En résumé, pour J.-C. Poteur, la paroisse de Saint Laurent précède la fondation de l’hospice dédié également à Saint Laurent. La première mention de Saint Laurent village daterait de 1249 avec le statut de paroisse dépendante de l’église de Vence, avant de devenir en 1468 le fief de l’évêque de Vence.

Quant au château d’Agrimont, cité dés 1148, il disparaîtra à la suite des guerres opposant son seigneur (lié aux aristocrates) au comte de Provence.

En 1233, le Comte de Provence impose déjà Castrum Sancto Laurentio de redevances pour chevauchées.

Néanmoins, en 1245, le Pape Innocent  IV cite encore le lieu d’Agrimont.

D’après J.A. Garidelli, le 13 janvier 1249, le même Pape désigne le lieu Sancti Laurenti de Varo.

Plus tard en 1446, lors de la terrible peste, les documents indiquent « Agrimontis » et notent toujours l’Hospice de Saint-Laurent.

En 1468, le village repeuplé aurait été baptisé « Sancti Laurenti Barcilonettae » (Garidelli). Mais l’affouagement de 1471 ne note plus que « Sancto Laurentio ».

Ces variations semblent être en rapport avec l’usage. La paroisse puis l’hospice (centre de transit international) dédiés à Saint-Laurent, prévalent progressivement sur le nom du quartier : Agrimont.

En 1668, bien que l’hospice soit débaptisé en faveur de Saint-Jacques, Saint-Laurent Village conserve son nom.

Au XIXe siècle, après l’installation du premier pont, les documents citent : Saint-Laurent du Pont, pour rétablir à l’annexion de 1860 le nom actuel de Saint-Laurent du Var.

 

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