« 2007-03 | Page d'accueil | 2007-05 »

30.04.2007

LA TRAVERSEE DU VAR RELATEE PAR SULZER EN 1775

    LE FRANCHISSEMENT DU VAR EN 1775 

Vers 1775, le mathématicien suisse Sulzer suit le même itinéraire que Smollet : « En sortant de Saint Laurent, on rentre dans le lit du Var qui est très large à cet endroit et prouve suffisamment l’impétuosité des crues de ce fleuve. En ce moment, à peine le sixième du lit était couvert d’eau et ce peu d’eau, divisé en plusieurs bras, avec rapidité. A saint Laurent, des hommes robustes sont chargés de transporter les voyageurs à travers le fleuve. Ces hommes doivent savoir à quelle époque il est possible de traverser le fleuve. On me donna quatre de ces hommes pour ma traversée qui n’était pas dangereuse, l’eau étant très basse, en d’autres temps, on en donnait beaucoup plus. L’un précédait en éclaireur en montrant au postillon les  endroits les plus guéables et trois restaient avec la chaise de pose pour la tenir, afin que le torrent ne la renverse pas. Dans quelques endroits,  l’eau montait jusqu’à l’essieu des roues. Cet accompagnement me coûta quatre livres quand l’eau est plus forte c’est beaucoup plus coûteux ».

Connaître le passé de Saint Laurent du Var grâce à « Saint Laurent du Var à travers l’Histoire » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 17 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Connaître le passé de la région des Alpes Maritimes ?

Cliquez sur http://pays-d-azur.hautetfort.com

« 10 EME EDITION DE LA JOURNEE DES LIVRES ET DES ECRIVAINS DU COMTE DE NICE & DE PROVENCE » A SAINT LAURENT DU VAR, PRES DE L’EGLISE, AU CŒUR DU VIEUX VILLAGE.

UNE GRANDE FETE CULTURELLE LE SAMEDI 5 MAI  2007 DE 10H00 A 18H00.

EDMOND ROSSI VOUS ATTEND ET VOUS ACCUEILLERA A CETTE OCCASION !

23.04.2007

LE RECIT DE LA TRAVERSEE DU GUE PAR SMOLLET

           LA TRAVERSEE DU VAR EN 1763

Rien ne vaut le récit des contemporains. Le romancier et médecin écossais Tobie Smollet se rendait à Nice en 1763, espérant trouver dans la douceur du climat une amélioration à une santé éprouvée : « Au village de Saint Laurent, fameux par ses vins muscats, écrit-il à un ami, il y a une équipe de passeurs toujours prêts à guider les voyageurs dans le passage de la rivière. Six de ces hommes, les pantalons retroussés jusqu’à la ceinture avec de longues perches, en main, prirent soin de notre voiture et par mille détours nous conduisirent sains et saufs à l’autre bord.

A dire vrai, cela n’eût pas été nécessaire, mais c’est pour les gens du pays une sorte de revenant bon, et je n’aurais pas voulu courir un risque quelconque, si faible, qu’il pût être, pour le plaisir d’épargner la demi-couronne dont je rémunérais la peine de ces baves gens. Si vous ne gratifiez pas dune pareille somme les visiteurs de la douane de Saint Laurent, ils fouilleront vos malles de fond en comble et mettront tous vos effets sens dessus-dessous. Et ici, une fois pour toutes, je voudrais avertir les voyageurs qui n’ont l’habitude de ne consulter que leur convenance ou leur intérêt, d’être très prodigues de leur argent envers toutes ces sortes de gens, je leur conseillerais même de se laisser un peu écorcher par les aubergistes rencontrés sur leur route, à moins que l’abus ne soit vraiment trop évident. Car si vous vous mettez à discuter avec eux, vous aurez des ennuis à n’en plus finir et vous vous ferez du mauvais sang pour rien ». Depuis les prix imposés ont du bon !

Connaître le passé de Saint Laurent du Var grâce à « Saint Laurent du Var à travers l’Histoire » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 17 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Connaître le passé de la région des Alpes Maritimes ?

Cliquez sur http://pays-d-azur.hautetfort.com

« 10 EME EDITION DE LA JOURNEE DES LIVRES ET DES ECRIVAINS DU COMTE DE NICE & DE PROVENCE » A SAINT LAURENT DU VAR, PRES DE L’EGLISE, AU CŒUR DU VIEUX VILLAGE.

UNE GRANDE FETE CULTURELLE LE SAMEDI 5 MAI  2007 DE 10H00 A 18H00.

EDMOND ROSSI VOUS ATTEND ET VOUS ACCUEILLERA A CETTE OCCASION !

16.04.2007

A PROPOS DU GUE, DANS LE TRAITE DE DE 1760

1760, DE NOUVELLES REGLES POUR LES GUEYEURS

Vers le même temps le Parlement de Provence rendait un arrêt sur la question. Nous y lisons, « que les consuls de Saint Laurent nommeront annuellement 12 gueyeurs pour le passage du Var, tout habitant dudit lieu et les plus experts en cette fonction, lesquels prêteront serment devant le juge gueyeur de saint Laurent. Les gueyeurs se tiendront depuis le lever du soleil jusqu’au coucher au nombre de 6, auprès du passage de la rivière, savoir 3 au-delà d’icelle et 3 en deçà, pour indiquer les gués à ceux qui voudraient passer. Les dits gueyeurs seront tenus de sonder les gués de toutes les branches de la rivière, tous les matins et même dans la journée ; s’ils s’aperçoivent de quelque changement survenu dans le cours d’icelle par la crue des eaux ou par autre cause, et, après avoir sondé et reconnu les gués, ils y planteront des piquets, auxquels ils attacheront es fagots et des fascines pour indiquer le passage le plus sûr, et le plus commode ».

Les obligations de la communauté de Saint Laurent sont rappelées dans les accords conclus entre les rois de France et de Sardaigne pour l’exécution du traité du 24 mars 1760, portant rectification et règlement des frontières. La barque sur le plus grand  bras du Var est rétablie. Par ailleurs, les voyageurs sont laissés libres, s’ils le veulent, de se passer des services de gueyeurs.

Les barquiers ou gueyeurs devaient remplir les conditions suivantes : "Il faut que les barquiers soient des gens choisis et craignant Dieu, qui fréquentent les sacrements et qui fassent leurs Pâques chaque année, qui portent un tableau autour de leur ceinture, qui aient la pudeur et de l’honnêteté envers les personnes du sexe, qu’ils soient charitables envers les pauvres et traitables avec les autres, qu’ils ne soient pas abrutis dans le vin pour ne pas risquer de se noyer et de noyer les autres ».

Connaître le passé de Saint Laurent du Var grâce à « Saint Laurent du Var à travers l’Histoire » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 17 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Connaître le passé de la région des Alpes Maritimes ?

Cliquez sur http://pays-d-azur.hautetfort.com 

09.04.2007

SAINT LAURENT, PATRON DE LA CITE

POUR REPONDRE A DE NOMBREUX LECTEURS:

              QUI ETAIT SAINT LAURENT ? 

Saint Laurent, diacre et martyr, serait né vers 210 ou 220, en Espagne, selon les uns, et, selon d’autres, à Rome, où il décédera en 258. Il était le premier des sept diacres de l'Eglise romaine, sous le pontificat de saint Sixte II. Quand ce pape fut été arrêté, il l'accompagna jusqu'au lieu de son martyre. Sommé lui-même par le préfet de Rome, de livrer les richesses dont on le croyait détenteur, il demanda un délai de trois jours, pendant lesquels il distribua aux pauvres le prix des vases sacrés qu'il avait fait vendre et toutes les sommes dont il était le dépositaire. Lorsque le préfet se présenta, Laurent, lui montrant une foule d'indigents et d'infirmes, lui dit : « Voilà les tré­sors de l'Eglise ! » Saisi aussitôt, après avoir été cruelle­ment fouetté, il fut étendu sur un gril de fer rougi au feu. Son martyre eut lieu sous le règne de l'empereur Valérien.

Une des sept basiliques patriarcales de  Rome fut élevée, sous le règne de Constantin, sur le lieu où les fidèles avaient enseveli ses restes : ce sera l'église de Saint-Laurent-hors-­les-Murs. La fête du saint est célébrée le 10 août.

- Linguistique : Ce nom entre dans quelques locutions : Etre sur le gril comme saint Laurent, être dans une posi­tion très embarrassante, être fort tourmenté. « Crier à saint Laurent: Le diable se brûle ! »  Se plaindre d'un petit mal à ceux qui soufrent d’un plus grand. «C'est aujourd'hui la Saint-Laurent, qui perd sa place la reprend », sorte d’adage par lequel les enfants s'autorisent à reprendre leur place après l'avoir quittée.

- Iconographie : Saint Laurent est ordinairement représenté, par les artistes, tenant dans une main un gril, et de l'autre le livre des Evangiles. Il figure sur un grand nombre d'an­ciens monuments.

Sa vie a été retracée par Fra Angelico, au Vatican, dans la chapelle de Nicolas V. Le

Titien a représenté le Martyre de saint Laurent (église des Jésuites, à Venise).

Il existe de ce chef-d’œuvre une belle répéti­tion au couvent, de l'Escurial et une esquisse au musée de Madrid.

Des bourreaux, retournant le corps du saint avec une fourche, attisent le feu qui le consume et le frappent à coups redoublés. Auprès du groupe se dresse l’autel des divinités païennes auxquelles saint Laurent a refusé de sacrifier.

Ribera a traité le même sujet (galerie de Dresde). Le saint est représenté au moment où, le feu al­lumé, il va être placé tout vif sur le gril, il est à genoux, absorbé dans la prière. Il subsiste plusieurs reprises de cette oeuvre.

Citons également deux magistrales représentations du martyre de saint Laurent d’époques différentes, décorant la basilique Santa Croce de Florence. L’une de Bernardo Daddi, l’autre sous la forme d’un retable peint par Jacoppo Ligozzi.

Le " Martyre de saint Laurent ", par Eustache Le Sueur, figure au Louvre. Deux bourreaux et un soldat étendent sur un gril le saint qu'ils dépouillent de ses vêtements, tandis que d'autres personnages attisent le feu ou montrent au saint la statue d’une divinité païenne. Le supplice a lieu devant l’empereur Valérien. C’est un tableau d’une exécution vigoureuse et d’un fort beau coloris.

Connaître le passé de Saint Laurent du Var grâce à « Saint Laurent du Var à travers l’Histoire » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 17 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Connaître le passé de la région des Alpes Maritimes ?

Cliquez sur http://pays-d-azur.hautetfort.com

 

02.04.2007

1758, DE NOUVELLES REGLES POUR LE FRANCHISSEMENT DU VAR

                        LE GUE PASSE AU PRIVE 

A partir du milieu du XVIIe siècle, la paix revenue pour de nombreuses années, il n’est plus question que du passage des voyageurs et de l’obligation traditionnelle qu’ont les gens de Saint Laurent de faire traverser le Var. La barque n’existe plus depuis longtemps. En 1758, la communauté des habitants conclut un accord avec un entrepreneur, le sieur Jean François Ferron, bourgeois originaire d’Antibes, domicilié à Cagnes. Le passage du Var se fait à gué, et si l’entrepreneur ne peut trouver un nombre suffisant de « gueyeurs », la communauté s’engage à les lui fournir, étant entendu que chaque homme sera payé par lui au salaire journalier de 30 sols d’argent de France.  Ces gueyeurs devront, à toute heure du jour, être à la disposition des voyageurs ; la nuit, ils n’assurent le passage que si le service du roi l’exige.

En retour, personne ne peut traverser sans leur secours, ils détiennent un monopole. Les pauvres sont guidés gratis, les autres personnes paient à l’entrepreneur 30 sols d’argent de France pour chaque gueyeur utilisé du premier octobre au 31 mai et 20 sols du premier juin au 30 septembre. Toutefois les habitants de Saint Laurent et ceux de la viguerie de Saint Paul, qui portent chaque jour des denrées à Nice, paient un sol seulement quand ils passent le Var à pied et deux sols quand ils ont des montures. Il était interdit de passer le Var vis à vis de Saint Laurent et d’autres points que le gué fixé par l’entrepreneur et indiqué par les gueyeurs.

Enfin la convention n’oubliait pas les exigences de la morale et l’un des articles précisait : »les hommes que l’entrepreneur emploiera seront jeunes, vigoureux et sages ; ils seront tenus de s’habiller de façon à éviter tout scandale et toute indécence » .

Connaître le passé de Saint Laurent du Var grâce à « Saint Laurent du Var à travers l’Histoire » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé de 17 € : téléphoner au 04 93 24 86 55

Connaître le passé de la région des Alpes Maritimes ?

Cliquez sur http://pays-d-azur.hautetfort.com

 

Toutes les notes