16.12.2009
LA CONFRÉRIE DE MÉDUSE DÉVOILE SES MYSTÈRES ...(2ème partie)

Des Prieurés furent créés dans toute la France et particulièrement dans les ports de guerre. L’on en connaît quatre dans la région provençale, Prieurés aux quels nous nous intéressons plus particulièrement :
L’un à TOULON
Un deuxième à BANDOL
Un troisième à REVEST d’ARDENNES
Un quatrième à MONFERRAT tout près de DRAGUIGNAN.
Quelques Règles Essentielles
L'une des premières stipulait que pour être initié il fallait être libre et de bonnes mœurs, point médisant, ni blasphémateur, ni ivrogne. Qui est convaincu d'un de ces vices, ne pourra être reçu sous quelque prétexte que ce soit. Il fallait également s'engager à défendre veuves et orphelins des marins disparus en mer.
Chaque assemblée de prieuré était précédée d’agapes empreintes d’une franche camaraderie, mais surtout il s’agissait d’une cérémonie où certains termes étaient prohibés ainsi : le VIN s’appelait HUILE
Le VERRE s’appelait LAMPE
L’on ne buvait pas ON LAMPAIT
Lors de chaque repas pris en commun chaque membre de l’Ordre participait à des lampées dont nous reparlerons plus loin. Malheureusement l’Ordre disparut à la Révolution, mais fut réactivé en 1951, lorsque les Vignerons provençaux, animés par
le Baron Henri de Rasque de Laval du Château Ste Roseline, cherchèrent à donner à notre région une identité leur permettant de valoriser les traditions et les crus de
notre terroir provençal. C’est ainsi que furent associées les différentes appellations provençales : Bandol, Cassis, Palette, Les Côtes de Provence et les Coteaux Varois en Provence.
Le Baron Henri de Laval fit un magnifique travail d’organisation pour donner une âme à notre confrérie et respectant les règles anciennes, il nomma pour l’aider de nombreuses personnalités. Citons, dans les années 50: le prince de Roumanie, Monsieur Paul Ricard, Madame Raimu, l'humoriste Francis Blanche Monsieur Christian Dior l'Amiral Jubelin et bien d'autres encore.
L’Ordre de Méduse tenait chaque année un grand Chapitre l’été à l’ombre des grands arbres du parc du Château Ste Roseline.
Il y avait aussi des Chapitres "Extra Muros" dans différents domaines viticoles, entre autres lors de La St VINCENT en janvier pour la fête des Vignerons.
Au décès du baron Henri de Laval, les Grands Dignitaires et la Commanderie désignèrent son fils Louis de Rasque de Laval comme successeur qui prit pour le seconder en sa Qualité de Grand Connétable René Lorgues propriétaire du Domaine du Jas d’Esclan à La Motte dans le Var.
En 1990 l’Ordre décida d’organiser une grande manifestation pour le tricentenaire de Méduse. A cette occasion fut crée un grand spectacle, avec des acteurs costumés, membres de la Confrérie qui évoqua la vie de notre région pendant les 300 ans.
En 12 tableaux vivants, fut évoquée la création de l’Ordre par le Marquis de VIBRAY, la période de la Révolution, le passage de Bonaparte en Provence lors de son retour de l’Ile d’Elbe ; on honora les hommes politiques célèbres, les Artistes, les écrivains, le tout scandé par la Musique de l’Ecole d’Artillerie de Draguignan en grande tenue de l’époque de Napoléon III.
Dans les années 1980 Méduse avait créé un Prieuré au Québec afin d’y promouvoir les huiles de Provence. Aujourd’hui encore Méduse a 3 Prieurs dans les différentes régions de ce beau pays qui avant d’être lié à la cour d’Angleterre fut une possession française.
Lors du décès de Louis de Laval il y eut une réorganisation de la Commanderie : René Lorgues devint Grand Maître, assisté par Jean-Pierre Boyer du Château Salettes à Bandol. L’Ordre poursuit son action assurant chapitre intra-muros et Extra muros notamment en janvier pour la St Vincent et en été en se déplaçant dans différents domaines, de nos Appellations provençales.
L’année 2002 fut pour nous un grand millésime : En effet Pierre LASSERRE Commissaire général de la Marine Nationale prenant ses fonctions à Toulon découvrit en l’hôtel du Commissariat la plaque que nous avions fait poser en l’honneur de Giradin de Vauvray pour son action en faveur du développement de notre Ordre à la fin du XVIII° siècle. Il frappa à notre porte pour régénérer les liens distendus. Son goût de la recherche, son attachement à l’histoire et sa chaleur ont permis à l’Ordre de Méduse de redevenir une fille attentionnée de notre grande Marine Nationale « La Royale ».
Dans cet esprit de renouveau nous avons pu établir des liens étroits avec les grands acteurs de la Marine à Toulon : Le Préfet Maritime, le Commandant de la Force d’Action Navale ou des Officiers en charge d’unité de la Flotte. C’est ainsi qu’a germé l’idée d’une nouvelle fonction dans l’Ordre, liée au passage périodique des grands acteurs militaires de l’Armée Navale. Ainsi naquit la fonction de « Chevaliers de Mémoire et de Tradition ».
Nous avons donc intronisé l’Amiral Van Huffel Préfet Maritime à Toulon et Commandant de la Flotte en Méditerranée, puis l’Amiral Philippe Sautter Commandant de la Force d’Intervention Navale c'est-à-dire le Commandant de toute la flotte de surface.
Puis ce fut le Commandant du B.C.Ravitailleur « Le Var » parrainé par l’Appellation Contrôlée BANDOL, Paul Massard, puis le Contre Amiral Frédéric Maurice, Commandant supérieur des Forces Armées en Polynésie française.
Poursuivant notre action à travers les mers du monde nous avons eu l'occasion grâce à Aloys Pappers de créer un Prieuré sur le "WORLD" un gigantesque paquebot, Copropriété flottante où résident plus de 120 personnes dans des appartements. Sillonnant les mers et cherchant à animer ce groupe de propriétaires de toutes nationalités, Aloys Pappers nous a demandé d'instaurer un Prieuré de Méduse appliquant toutes les règles de notre Ordre ainsi que ses chapitres.
C'est ainsi que le 1° Chapitre à bord du "World" se tint en novembre 2002 à San Francisco. Puis ils se multiplièrent au gré de la navigation. En 2002 à Hawaï, en l'an 2004 au Chili, aux Iles Vierges, à Monaco puis St Tropez, en 2005 en Afrique du Sud, aux Maldives, aux Bahamas, enfin en 2006 à Acapulco au Mexique, au Japon puis Rio de Janeiro. Nous ne pouvions rêver d'une pareille diffusion de l'image de Méduse à travers le monde. C'est avec une immense joie que la Commanderie voit se développer l'Aura de notre Ordre et la grande renommer de nos crus provençaux
Nous allons terminer cette longue évocation de notre Ordre en communiquant le principe de la Cérémonie de la "Lampée".
Lors de tout chapitre le Grand Maître et le Grand Connétable définissent le nombre de lampées prévues, faites en l'honneur d'un ou plusieurs invités de marque assistant au Chapitre. Réparties sur la durée du repas le Grand Maître déclenche la Lampée en précisant en l'honneur de quelle personne elle est faite. L'assistance se lève et le Grand Cellérier "lampe en main" allume celle-ci en la remplissant d'huile ( Symbole du Vin qui illumine l'homme) comme doivent le faire tous les participants, puis lance le cérémonial:
Lampe en main,
Lampe allumée,
Portez la à la hauteur de vos yeux,
Et en invoquant notre mère Méduse,
LAMPONS !(L'on doit boire cul sec puis tenir le verre vide par le pied à l'envers
Le Grand Cellérier ajoute alors: OLEO ET LAMPADE MEDUSA GAUDET
Et toute l'assistance conclue
LOETIFICAT PRETRIFICANDO ALLELUIA, ALLELUIA !
Tous les frères et sœurs peuvent alors prendre place en attendant la prochaine
Lampée mais aucun Frère, ni sœur ne dira, ni ne chantera aucune chanson qui puisse blesser la modestie des Sœurs. J'espère que ce panorama sur plus de 300 ans de l'Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse vous aura intéressés et que vous pourrez ainsi devenir de nouveaux membres influents de notre Ordre en le faisant connaître autour de vous et ainsi susciter de nouvelles vocations comme Chevaliers de notre Ordre.
Pour conclure permettez-moi de citer ces stances écrites au début du XVIII siècle
Et qui peuvent encore être d'actualité:
Nous sommes tous initiés
Profanes sont répudiés
Qui n'a pas la qualité de Frère;
Nous sommes savants professeurs
Bien agrées pour bons lampeurs,
Après avoir tenu Chapitre,
Preuves faites, tels reconnus,
Le grand Maître nous donne un titre,
Et dans le Catalogue on nous a tous, reçus.
ALLELUIA ! ALLELUIA ! »
A Chalon en ce jour de grâce
Le 1° jour du 12° mois de l'an 2007
Le Grand Connétable Jean-Pierre BOYER
D’après « Un Peu d’Histoire de Saint Laurent du Var »
Un Peu d’Histoire… évoque quelques moments du passé tumultueux de Saint Laurent du Var. De l’Antiquité à nos jours ces 70 chroniques illustrées permettent un survol varié propre à éclairer l’histoire de la région bien au-delà de celle d’un simple village provençal placé à l’embouchure du Var.
Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le comté de Nice.
Aujourd’hui ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var. Cité moderne, elle n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le Vieux-Village, avec ses rues pittoresques et son église romane.
Grâce à ces chroniques, Edmond Rossi nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.
Edmond Rossi est depuis son plus jeune âge passionné par l’histoire du Pays d’Azur.
Auteur de nombreux ouvrages, il présente régulièrement des chroniques historiques dans le quotidien Nice Matin et sur les ondes Radio France Bleu Azur.
Connaître le passé de Saint Laurent du Var grâce à « Un Peu d’Histoire de Saint Laurent du Var» ouvrage illustré de 160 pages édité dans la collection « Provinces Mosaïques » par les célèbres Editions Sutton (8, rue du Docteur Ramon 37540 Saint Cyr sur Loire, tél. 02 47 40 66 00), spécialiste national du régionalisme, en vente au prix de 22 € dans toutes les bonnes librairies de la région et disponible sur catalogue dans la France entière.
Pour commander cet ouvrage illustré et dédicacé: téléphoner au 04 93 24 86 55
Connaître le passé de la région des Alpes Maritimes ?
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12.12.2009
LA CONFRÉRIE DE MÉDUSE DÉVOILE SES MYSTÈRES ...(1ère partie)
LA CONFRÉRIE DE L’ORDRE DE MÉDUSE, CONNUE A SAINT LAURENT DU VAR EN 1700,
PERSISTE A VIVRE
Voici le texte de présentation de cette confrérie, par l’actuel Grand Connétable Jean-Pierre BOYER. Rappelons que cette association eut son heure de gloire en 1700 à Saint Laurent, lors du procès pour libertinage du prieur Honoré Geoffroy.
présidence du Marquis de Vibraye, officier de la Marine Royale à Marseille, mais
c'est en 1693 qu’elle prendra tout son essor, sous l’influence du Sieur GIRARDIN de VAUVRAY, Intendant de la Marine à Toulon.
Son principal objectif était de permettre aux Officiers de Marine, au retour de longs voyages sur les galères, d’être reçus dignement à terre et de profiter des invitations à d’abondantes agapes largement arrosées.
Tout d’abord, pourquoi Méduse ? Méduse était l’une des trois Gorgones, la seule à ne pas être immortelle. D’une rare beauté, avec de magnifiques cheveux, elle se permit d’offenser Minerve, déesse de la Sagesse, des Arts et de la guerre. La fille de Jupiter transforma sa chevelure en queues de serpents et donna de surcroît à ses yeux le pouvoir de transformer en pierre tous ceux qu’elle regardait.
Devant sa rébellion, Persée fils de Jupiter et de Danaé, trancha la tête de la Gorgone. Son forfait accompli, il s’enfuit sur le dos de Pégase, né du sang de sa victime, dont il amenait la tête dans toutes ses expéditions pour "pétrifier" ses ennemis.
La petite histoire raconte que Persée jeta la tête de Méduse dans la Méditerranée non loin de Toulon.
Historique de l’Ordre Illustre des Chevaliers de Méduse
L'Ordre illustre des Chevaliers de Méduse est la plus ancienne confrérie bachique. Elle fut créée je vous le rappelle en 1690 soit un siècle avant la Révolution Française et avait pour objectif l'assistanat à autrui. Toutefois notre Ordre était aussi une société de plaisir par d'agréables divertissements de table.
Quelles furent les raisons de la création des Chevaliers de Méduse? Nous pouvons lire dans le livre remarquable de Bernard FAY ayant pour titre "La révolution Intellectuelle au XVIII siècle" (édition de Cluny, Paris 1935 page 170) les lignes suivantes:
« Nous ignorons en France pourquoi les corporations des maçons, tailleurs de pierre, charpentiers et Architectes disparurent complètement à la Renaissance. Mais il est évident qu'au XVII° siècle on n'en discerne plus trace et que les premiers clubs, les premières sociétés françaises d'apparence corporatives sont des réunions de buveurs et de bons vivants dans le midi de la France avec notamment l'Ordre de Méduse établi à Toulon par le Marquis de Vibraye qui essaima des loges dites "Prieurés" à travers toute la Provence dont les statuts avaient pour titres: AGREABLES DIVERTISSEMENTS DE LA TABLE OU REGLEMENTS DE LA SOCIETE DES FRERES ET SŒURS DE MEDUSE ».
Ainsi semblait être créé un renouveau des corporations moyenâgeuses avec l'idéal
qui animait les grands architectes des cathédrales. Mais que symbolise pour notre Ordre l'image de Méduse ?
Il s'agit avant tout d'une image féminine. Or notre ordre a été fondé par des marins.
Ces marins étaient très souvent en mer, les voyages duraient très longtemps puisque plusieurs mois étaient nécessaires pour traverser les océans et que les vaisseaux de hauts bords de la compagnie des Indes qui se rendaient dans les comptoirs français contournaient le cap de Bonne-Espérance.
L'image de la femme devait donc devenir une véritable hantise. Cette image a d'ailleurs marqué la marine depuis les temps anciens: Les figures de proue et les sculptures de bois qui ornaient les caravelles représentaient très souvent des bustes de femmes, image de la féminité qui les accompagnait dans leurs rêves.
Mais Méduse est aussi investie d'une autre fonction symbolique, celle de la protection. En effet Méduse, ne l'oublions pas, fait partie, dans la Mythologie, des trois Gorgones. C'étaient trois sœurs, trois monstres, à l'aspect effrayant, des défenses de sanglier saillant des lèvres, des mains de bronze, des ailes d'or; elles se nommaient Méduse Euryale et Sthéno. Elles symbolisent l'ennemi à combattre. Qui voyait la tête de Méduse, et le regard de ses yeux, en restait "pétrifié" de peur, perdait ses moyens et l'effrayante Méduse remportait la victoire. C'est que la navigation comportait à l'époque d'immenses difficultés et le risque incessant de rencontres: avec les barbaresques mais aussi avec les marines concurrentes, Hollandaises, Espagnoles, Anglaises, Méduse possédait donc un pouvoir un peu sacré, un peu déifié, symbole pour les marins de protection et de victoire à la proue de nos navires.
Telle est donc la double valeur emblématique de Méduse, d'après la mythologie:
Féminité, liée à l'imaginaire et au rayonnement, et pouvoir protecteur face à tous les dangers.
A l'origine, l'objectif pratique de cette confrérie était de réunir les officiers de la Marine du port de Toulon et de leur permettre de fêter gaiement leur retour à terre en célébrant les vins de Provence au sein d'une compagnie – que nous appellerions aujourd'hui bachique- régie par des règles très strictes visant à éviter toute dérive et tout débordement.
En fait il ne s'agissait pas d'une simple et fruste association de buveurs, mais bien de la réunion d'hommes et de femmes cultivés et altruistes ( je précise que l'Ordre était mixte dès l'origine) l'Ordre ayant, outre un rôle récréatif et de cohésion, un rôle d'assistance pour ses membres et leur famille lorsqu'ils étaient victimes des combats contre les Barbaresques, fréquents sur les côtes de Provence au 17°siècle.
L'ordre prit très rapidement une grande importance, mais il est certain que
le grand animateur de notre compagnie bachique fut Louis GIRARDIN de VAUVRAY.
En 1697 il était nommé bienfaiteur de l'Ordre, Grand Prieur de Haute et basse Provence, du Comté de Nice et des terres adjacentes, puis Grand Maître.
Louis GIRARDIN de VAUVRAY appartenait à une des plus nobles famille d'Auxerre. Enseigne de Vaisseau en 1655, il abandonna de bonne heure la carrière d’Officier de Marine pour celle du “Grand Corps“, fut nommé Commissaire de la Marine en 1670, grâce à son mérite, et devint Commissaire Général en 1673. En cette qualité il dut faire plusieurs campagnes, au cours desquelles il fut blessé et servit à Rochefort, au Havre puis en Sicile, et en 1677 fut nommé Intendant, puis Général de la Marine et des mers du Levant en 1681 à Toulon.
Possédant la confiance de Colbert et de Seignelay il acquit rapidement la réputation d’un des plus grands intendants du XVIII° siècle. Il concourut aux grands travaux exécutés par Vauban dans le port de TOULON. Puis de 1691à 1694 il servit à la mer sur le vaisseau amiral du Marquis de Tourville « le Soleil Royal » De retour à Toulon il reçut un « Brevet » qui joignit à ses fonctions celle d’Intendant des fortifications de Provence. Ce fut à ce double titre qu’en 1707 il réunit ses efforts à ceux de du vieux Comte de GRIGNAN et de l’intendant de Provence GARDIN-LEBRET pour défendre TOULON contre l’invasion du Duc de Savoie. Conseiller du Roi au parlement de Metz, VAUVRAY fit partie en 1715 du conseil de la Marine Royale et mourut à Paris le 29 janvier1724.
Les plus grands noms de France firent partie de l’Ordre Illustre de Méduse. Parmi les frères célèbres l’on note :
Monsieur DANTAN qui fut Grand Maître
Monsieur de VAUCRESSON Intendant des Iles de l’Amérique
Monsieur COQUET
Le Prince de MASSERAN Marquis de CREVECOEUR
Le Seigneur de Bandol BOYER de FORESTA
L’Abbé l’ENFANT
Le Marquis d’ARGENS
Le Duc de FEUILLADE
Le Prince de MONACO
Le Prince de ROBEC
Le Chevalier de SAINT AIGNAN
Le Duc de VENDOME
Le Prince de BIRQUEFELD
Ces noms relevés dans la liste de l’Ordre de Méduse entre 1690 et 1710.
D’après « Un Peu d’Histoire de Saint Laurent du Var »
Un Peu d’Histoire… évoque quelques moments du passé tumultueux de Saint Laurent du Var. De l’Antiquité à nos jours ces 70 chroniques illustrées permettent un survol varié propre à éclairer l’histoire de la région bien au-delà de celle d’un simple village provençal placé à l’embouchure du Var.
Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le comté de Nice.
Aujourd’hui ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var. Cité moderne, elle n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le Vieux-Village, avec ses rues pittoresques et son église romane.
Grâce à ces chroniques, Edmond Rossi nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.
Edmond Rossi est depuis son plus jeune âge passionné par l’histoire du Pays d’Azur.
Auteur de nombreux ouvrages, il présente régulièrement des chroniques historiques dans le quotidien Nice Matin et sur les ondes Radio France Bleu Azur.
Connaître le passé de Saint Laurent du Var grâce à « Un Peu d’Histoire de Saint Laurent du Var» ouvrage illustré de 160 pages édité dans la collection « Provinces Mosaïques » par les célèbres Editions Sutton (8, rue du Docteur Ramon 37540 Saint Cyr sur Loire, tél. 02 47 40 66 00), spécialiste national du régionalisme, en vente au prix de 22 € dans toutes les bonnes librairies de la région et disponible sur catalogue dans la France entière.
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03.12.2009
"UN PEU D'HISTOIRE DE SAINT LAURENT DU VAR" UN NOUVEAU LIVRE D'EDMOND ROSSI

Un Peu d’Histoire… évoque quelques moments du passé tumultueux de Saint Laurent du Var. De l’Antiquité à nos jours ces 70 chroniques illustrées permettent un survol varié propre à éclairer l’histoire de la région bien au-delà de celle d’un simple village provençal placé à l’embouchure du Var.
Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le comté de Nice.
Aujourd’hui ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var. Cité moderne, elle n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le Vieux-Village, avec ses rues pittoresques et son église romane.
Grâce à ces chroniques, Edmond Rossi nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.
Edmond Rossi est depuis son plus jeune âge passionné par l’histoire du Pays d’Azur.
Auteur de nombreux ouvrages, il présente régulièrement des chroniques historiques dans le quotidien Nice Matin et sur les ondes Radio France Bleu Azur.
L’ouvrage illustré de 160 pages édité dans la collection « Provinces Mosaïques » par les célèbres Editions Sutton (8, rue du Docteur Ramon 37540 SAINT CYR SUR LOIRE, tél. 02 47 40 66 00), spécialiste national du régionalisme, est en vente au prix de 22€ dans toutes les bonnes librairies de la région et disponible sur catalogue dans la France entière.
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Une séance de dédicace est prévue le samedi matin 19 décembre de 10h à 12h au restaurant le « Victoria », situé 395 avenue du Général Leclerc au cœur de Saint Laurent du Var. Avec l’espoir de votre visite.

Noël approche avec ses cadeaux, choisissez dans la liste des livres du Pays d'Azur un livre chargé de Contes et Légendes.
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30.11.2009
HISTOIRE DE SAINT LAURENT DU VAR

« Saint-Laurent-du-Var à travers l’Histoire » ou quand le présent rejoint en images l'Histoire de Saint-Laurent-du-Var et sa fière devise: "DIGOU LI, QUÉ VENGOUN", (DIS LEUR QU'ILS VIENNENT), significative des « riches heures » de son passé.
Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le Comté de Nice. Ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var, sur 7 kms.
Cité moderne, Saint-Laurent-du-Var n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le « Vieux-Village », avec ses rues pittoresques et son église romane datant du XI e siècle.
Lieu de transit et de passage commandant la traversée du Var, fleuve alpin particulièrement capricieux, Saint-Laurent-du-Var a subi les aléas de cette situation géographique et stratégique singulière qui a profondément marqué son destin.
Les inondations, les invasions, les épidémies, les guerres ont rythmé au long des siècles les étapes successives de la formation de Saint-Laurent-du-Var.
Grâce à de nouveaux documents et à de nombreuses illustrations inédites, Edmond Rossi, auteur de « Saint Laurent, Porte de France » et de différents ouvrages sur le passé de la région, nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.
Voici : http://saintlaurentduvarhistoire.hautetfort.com
Un nouveau site est né, pour remonter le temps à
Saint-Laurent-du-Var.
Le passé et la mémoire de ce carrefour géographique et historique des Alpes Maritimes sont enfin accessibles aux amateurs d’Histoire locale.
Régulièrement mis à jour, pour une découverte attrayante ce site
( tenu par Edmond ROSSI ) attend votre visite et vos appréciations.
A ajouter à vos favoris et à faire connaître autour de vous.
Pour ouvrir ce site cliquez sur l’adresse !
Voici quelques personnalités liées à la commune de Saint Laurent du Var
Le grand artiste André Franquin, créateur de Gaston Lagaffe, du Marsupilami, de Modeste et Pompon et dessinateur de Spirou et Fantasio (entre 1946 et 1966), est décédé sur le territoire de la commune, d'un infarctus, le 5 janvier 1997. Il avait 73 ans.
L'humoriste Eric Collado.
Le géneral russe Nikolaï Nikolaïevitch Ioudenitch, héros de la première guerre mondiale, ayant combattu dans les armées blanches contre les communistes.
Jumelages
Saint-Laurent-du-Var est jumelée avec les villes suivantes :
Il existe 95 Saint Laurent en France dont un en Guyane.
18:43 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire
27.11.2009
DIMANCHE 5 DECEMBRE 1982 : LES ANCIENS ELEVES DE L’ECOLE PRIMAIRE ONT FETE JOYEUSEMENT LEURS CINQUANTE ANS

DIMANCHE 5 DECEMBRE 1982 : LES ANCIENS ELEVES DE L’ECOLE PRIMAIRE ONT FETE JOYEUSEMENT LEURS CINQUANTE ANS
Dernièrement, les natifs de 1932 ayant fréquenté une école primaire de la commune se sont réunis pour célébrer, leurs... cinquante ans!
L’événement a débuté par un apéritif d'honneur servi sous le préau de l'école du Centre, où, Mme Casolari et M. Auvaro, enseignants de la belle époque, furent accueillis par leurs anciens élèves.
Le comité du Vieux Village célébrera l'anniversaire par une aubade interprétée par la chorale.
MM Mimi Cerrino et Villardry avaient composé, quant à eux, un compliment pour la circonstance à la grande joie de chacun.
M, Hardouin félicita l'assistance et rappela dans un bref exposé les circonstances qui avaient occasionné cette aimable réunion. Il remercia les organisateurs de cette heureuse initiative, qui fera date dans les annales de la commune, à savoir: E. Balducci, B. Cerrino, R. Occeli, D. Orsatti et D. Rossi.
Angèle Chiotti, dont c'était l'anniversaire ce jour-là, récita un petit poème de sa composition fort apprécié de l'assistance.
Enfin, Me Marc Moschetti, maire et conseiller général des Alpes-Maritimes, dit combien il était sensible à cette rencontre des anciens élèves, avant de remercier les enseignants, et en particulier M. Pellegrin, qui accueillait si gentiment, dans ses. murs, la promotion exceptionnelle de 1932.
Un banquet clôtura dans une chaude ambiance cette mémorable journée.
POURQUOI NE PAS OFFRIR POUR LES FÊTES, UN LIVRE DU "PAYS D'AZUR" DÉDICACÉ PAR L'AUTEUR ? FAITES VOTRE CHOIX SUR CE SITE
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09:34 Publié dans MEMOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire
19.11.2009
LA FETE DES GUEYEURS DE SAINT LAURENT DU VAR, UN PROJET RÉALISÉ

POURQUOI UNE FÊTE DES GUEYEURS
À SAINT LAURENT DU VAR ?
L’idée d’une fête des gueyeurs à Saint Laurent du Var a le mérite d’être ancrée dans une tradition historique remontant à l’origine de la cité, bâtie au bord du Var pour en assurer la traversée.
Rappelons que déjà en 1005 l’abbé de Saint Véran reçut une habitation dans un hameau dénommé Varum, sur la rive droite du fleuve, où Saint Laurent s’est installé par la suite. Au XIIè siècle un ermite se rendait chaque année sur les bords du Var avec deux chevaux pour faire passer les pèlerins se rendant à l’abbaye de Lérins.
La création d’un hospice confié à des religieux va poursuivre cette coutume pendant les siècles suivants jusqu’au XV ème siècle. « La barque de l’hospice » assurait alors le passage d’une rive à l’autre du Var.
Lorsque Saint Laurent fut repeuplé en 1468 après la peste par son seigneur l’évêque de Vence Raphaël Monso désireux de garantir la sécurité du gué, obligation fut faite aux nouveaux venus, de tenir une barque sur le Var pour en assurer le passage. Ces premiers gueyeurs laïques, dénommés « Riveraschi », vont s’organiser en corporation et maintenir leur activité jusqu’au XIXè siècle.
Les gueyeurs disparaîtrons lorsqu’un pont traversera enfin le fleuve de manière définitive en 1864.
Les gueyeurs ont donc marqué le passé laurentin durant plus de huit siècles.
Aujourd’hui leur souvenir se perpétue dans le Vieux Village par une modeste rue portant leur nom, elle relie la place de la Fontaine à la rue des Remparts.
Récemment, en 2000, un rond point au carrefour des rues du 11 novembre, du Point du Jour et de l’Ancien Pont s’est vu paré d’une sculpture représentant une voyageuse à califourchon sur le dos de l’un de ces porte-faix, acteurs glorieux de l’Histoire de la cité.
Faire revivre ces personnages d’un autre âge permet de remémorer une époque riche d’anecdotes rapportées par des voyageurs célèbres confrontés à la périlleuse traversée du Var.
Saint Laurent du Var possède, grâce aux gueyeurs, un patrimoine original, unique en France, qui ne demandait qu’à renaître.
Ces données historiques fondées sur la tradition locale se combinent au culte du plus illustre des gueyeurs, leur patron : Saint Christophe.
A partir de ces données, un projet est établi en 2004 par l’historien Edmond Rossi pour organiser une fête des gueyeurs à Saint Laurent du Var, haut lieu des prouesses de ces vénérables ancêtres, assujettis au passage du fleuve.
Deux parties seront proposées, une profane propre aux gueyeurs, la seconde religieuse destinée au culte de Christophe, leur saint patron.
La date du 21 août correspondant à la saint Christophe, se situe au cœur de la saison touristique à l’époque des principales fêtes patronales dont celle de la Saint Laurent.
La Municipalité devait être le maître d’œuvre des festivités soutenue par la participation active des associations, pouvant apporter leur concours dans leurs domaines respectifs. Le Programme envisagé devait débuter par une « messe des gueyeurs » célébrée à 10 heures, suivie à 11 heures par la « course mixte des gueyeurs », où les apprentis gueyeurs masculins portaient sur leurs épaules une partenaire féminine. Trois équipes d’âges différents, minimes, juniors et seniors devaient s’affronter sur un trajet à définir, soit de la rue des gueyeurs au rond point du Gueyeur, soit le long des berges du Var, devant la Mairie. Une remise de coupes récompenserait les vainqueurs, suivie d’un apéritif d’honneur au Parc François Layet.
Le « Banquet des gueyeurs » prévu ensuite sur la place de la Fontaine, au cœur du Vieux Village, avec un menu privilégiant des produits de la pêche, conformes à la vocation aquatique et fluviale des gueyeurs, truite, soupe de poisson.
L’après midi à 16 heures, avec l’accord des autorités diocésaines, une « bénédiction des véhicules à moteurs » pouvait être organisée sur l’Esplanade du Levant, rappelant le rôle protecteur de saint Christophe, avec distribution de médailles du saint, gravées : « Regarde Saint Christophe et va rassuré ». Cette partie religieuse, tout comme les actuelles messes propres à bénir les animaux familiers, devrait très vite connaître un succès départemental.
Enfin, à 21 heures « Spectacle son et lumière, Saint Laurent à travers l’Histoire du gué », place Adrien Castillon face à l’Eglise et au porche de l’antique hospice.
Là serait évoqué les grands moments de l’histoire laurentine.
Edmond Rossi présente son projet en Mairie, laquelle l’incite à s’adresser au « Comité de Sauvegarde du Vieux Village ». L’idée est adoptée par cette association qui organise la première Fête des Gueyeurs le samedi 26 août 2006.
Depuis quatre ans cette fête est célébrée en août avec enthousiasme par les Laurentins, souhaitons longue vie à cette heureuse initiative qui a le mérite de puiser ses sources dans la riche histoire de ce bourg provençal des bords du Var.
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17.11.2009
LE COMITÉ FNACA DE SAINT LAURENT DU VAR

Bref historique du Comité FNACA de
Saint Laurent du Var,
le premier créé dans notre département
************************************************
Le 21 mai 1961, une amicale des anciens du contingent voit le jour avec une vingtaine de démobilisés.
Le 11 novembre suivant ils seront une trentaine à entourer Messieurs Olivieri et Ferraretto pères de deux de leurs camarades morts en Algérie. Ils honoreront leur mémoire devant le monument aux morts de la commune. L’amicale y dépose sa première gerbe.
Sur le plan revendicatif, alors que les combats se poursuivent, l’amicale réclame la paix en Algérie et la carte du combattant pour les démobilisés.
Malgré les intimidations policières et les menaces de l’OAS une réunion d’information se tient présidée par Maurice Sicard dirigeant national de la Fédération Nationale des Anciens d’Algérie, venu spécialement de Paris. A l’issue de celle ci naîtra à Saint Laurent du Var le premier Comité de la FNAA présidé par Jean Berté (à l’époque conseiller municipal) secondé par Edmond Rossi vice-président avec comme secrétaire Guy Dégl’Innocenti.
Le dimanche 7 janvier suivant, à la suite d’une nouvelle réunion présidée par Lefèvre délégué régional FNAA venu de Marseille, décision est prise d’organiser un grand bal de solidarité le 4 février 1962, dont la recette sera intégralement répartie entre tous les jeunes Laurentins mobilisés en Algérie, 39 mandats seront expédiés à ces derniers.
La première assemblée générale du 11 mars 1962 élit le nouveau bureau avec Edmond Rossi président assisté de Guy Dégl’Innocenti, secrétaire et Georges Battaïni trésorier.
Le 18 mars 1962, à l’annonce du cessez le feu en Algérie, le Comité réunit le soir ses adhérents devant le monument aux morts pour une manifestation silencieuse.
Le soulagement qui suit la signature des accords de paix d’Evian est de courte durée, le 5 mai le Comité accompagne les obsèques de Maurice Danzi jeune laurentin assassiné par l’OAS.
Une souscription est ouverte après le plasticage du siège parisien de la FNAA le 28 mars.
Les activités du Comité se poursuivent avec un effectif de 90 adhérents : banquet du 22 mai 1962 et le gros succès des bals populaires des 14 et 15 juillet.
Le 17 octobre 1962 une campagne de pétitions pour la carte de combattant réunit de nombreuses signatures sur le plan local.
1963 débute avec un « bal des rois » le 6 février qui regroupe plus de 300 participants et le 17 du même mois le premier congrès départemental de la FNAA se tient à Saint Laurent du Var sous la présidence de J.C. Citerne du Bureau national.
Le drapeau du Comité offert par la Municipalité est présent pour la première fois au monument aux morts. Une réunion suivie d’un repas fraternel rassemble 140 adhérents et leurs familles à Castagniers. Là se prépare le Congrès National des 30 et 31 mars qui aura lieu à Noisy le sec où la FNAA devient la Fédérations Nationale des Anciens Combattants en Algérie Maroc et Tunisie (FNACA).
Après une pause, la vie du Comité se poursuit par un brillant redémarrage le 3 février 1975.
Le dynamisme du Comité est tel qu’il accueillera le Congrès départemental le 19 octobre 1975.
Un siège local est inauguré en juin 1977 rue de l’Ancien Pont. Le 200ème adhérent est fêté en 1979 ! Développant ses activités avec succès le Comité s’installe dans son siège actuel 54 rue de l’Eglise. Suivront des années où de nombreux adhérents obtiendront la carte d’ancien combattant et le titre de reconnaissance de la nation après dépôt et le suivi de leurs dossiers élaborés par le Comité. Le 4 octobre 1987 le 16ème Congrès départemental tient ses assises à Saint Laurent du Var il en sera de même pour les 24ème et 30ème les 29 octobre 1995 et 3 novembre 2007.
Dans un souci d’efficacité le Comité de Saint Laurent va regrouper les membres de la FNACA de Carros et de La Gaude avec un total de 250 adhérents.
Durant ces années et jusqu’à aujourd’hui, l’actif Comité poursuit son action de défense et de mémoire des combattants de la troisième génération du feu sur l’initiative du président Gilbert Charbit, entouré des membres de son bureau.
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07.11.2009
LOUIS RAVET MAIRE HÉROIQUE DES ANNÉES NOIRES

LOUIS RAVET HÉROS DE LA RÉSISTANCE,
MAIRE EXEMPLAIRE DE SAINT LAURENT DU VAR (1941-1944)
Engagé à 17 ans dans la légion Louis Ravet poursuivit sa carrière militaire durant 13 ans. C’est en qualité d’ancien militaire que le gouvernement de Vichy le placera à la tête de la commune de 1941 à 1944. Tout au long de ces années noires, ce patriote se conduira avec courage en s’opposant aux menées des occupants successifs, Italiens puis Allemands, avec le seul souci de protéger ses administrés.
En 1943, sous l'occupation italienne, une sentinelle en faction sur le pont du Var fut tuée dans des conditions mystérieuses. Huit laurentins seront arrêtés par les bersaglieri, et conduits au poste de commandement. M. Ravet intervint pour les défendre, demandant au capitaine quelle preuve il avait de la culpabilité d'un des 4800 habitants de St-Laurent-du-Var face aux 150 000 niçois ? A la suite de quoi, les huit hommes furent relâchés.
Les Italiens avaient installé un poste de commandement proche de la Gare. Un jour, l'attention de M. Ravet fut attirée par un grand drapeau italien au sommet du bâtiment. La Préfecture le chargea d'entreprendre une démarche auprès du commandant, afin d'obtenir le retrait du drapeau. La réponse fut catégorique: «je fais ce que je veux ». Le maire fit remarquer que le bâtiment avec son drapeau constituait une cible pour un navire "hostile" croisant au large ! A défaut de tir, l'argument fit mouche, l'emblème disparut.
Pourtant son sang-froid, devait un jour lui faire défaut. A l'époque, les hommes, portaient souvent le chapeau. Les militaires italiens, le reconnaissant ne manquaient pas de le saluer réglementairement et, naturellement, le maire leur rendait la politesse en se découvrant. Un jour, il en eut assez et décida à partir de là de sortir toujours nu-tête.
Au-delà de ces broutilles, c'est sous l'occupation allemande que Louis Ravet allait donner la pleine mesure de sa personnalité et de son patriotisme. Tout d'abord, il gérait le quotidien compliqué par une occupation ennemie entraînant de sévères restrictions. Il mit sur pied des services sociaux aux diverses attributions: visites médicales pour les enfants, cantine scolaire, envoi de colis aux prisonniers de guerre, assistance aux familles en difficulté, particulièrement aux sinistrés des 23 bombardements. Louis Ravet se faisait un devoir de se rendre sur les lieux où les bombes avaient causé le plus de dégâts et hélas, souvent, des victimes ! Ce fut le cas ce 26 mai 44.
Une autre fois, le Maire se rendit dans un bar à un rendez-vous avec un Major allemand pour y traiter divers problèmes intéressant la commune. A un moment, l'officier exprima le souhait de voir le drapeau allemand hissé sur la façade de la mairie ! M. Ravet lui répondit par la négative, en fondant son refus sur des motifs d'ordre juridico-administratif. Ses arguments convainquirent l'officier qui conclut en faisant ouvrir une bouteille de champagne. Pour ne pas être en reste, le Maire en recommanda une. Au moment de prendre congé, l'Allemand, se méprenant sur ce geste de simple réciprocité (ignorant le rôle important joué par le Maire dans la Résistance ), lui tendit la main ajoutant: " Monsieur le Maire, je suis heureux de voir que nous nous quittons en amis" et M. Ravet de répondre: " Mon commandant, je vous salue en ennemi loyal" !
Au-delà de son rôle humanitaire, l’essentiel des activités du Maire pendant cette période sera consacré à la Résistance. Divers témoignages font état d’armes cachées dans la mairie, dans le gros coffre du bureau du maire, derrière son fauteuil. Or, un jour qu'un officier allemand était venu le voir à propos de rumeurs concernant la présence, à St-Laurent-du-Var, d'armes de guerre non autorisées, Louis Ravet lui répondit avec un aplomb que cette rumeur était sans fondement, car s'il y avait eu des armes à St-Laurent-du-Var, le Maire l'aurait su. Détail savoureux : en proférant cette affirmation catégorique, Louis Ravet, debout, s'appuyait du coude sur le coffre-fort arsenal. Utile précision: il était debout car il recevait ainsi tous ses visiteurs, ayant fait enlever de son bureau les deux sièges qui s 'y trouvaient en plus du sien, pour ne plus avoir à inviter des Allemands à s'asseoir. Si la décision fut prise de transporter ces armes ailleurs, sous la protection d'une escorte, ce fut à cause d'une «dame» qui habitait Nice et travaillait ouvertement pour la police allemande. Elle était venue, à plusieurs reprises, voir le Maire qu’elle soupçonnait à juste titre de "trafic de cartes d'identité ". Elle n'en eut jamais la preuve et ne put le faire arrêter, elle lui avait promis "qu'elle l'aurait". Mais, par un extraordinaire coup du sort, elle fut parmi les victimes du bombardement du 26 mai, tuée dans un taxi alors qu’il roulait sur la RN7. Louis Ravet avait encore eu de la chance ! Comme s'il n'avait pas déjà suffisamment pris de risques, le Maire mit tout en œuvre pour soustraire les jeunes laurentins au STO, n 'hésitant pas, selon ses propres mots, à "transformer la mairie en officine de faux papiers".
Le dernier volet des activités de Louis Ravet est moins connu, parce qu'il les exerça à titre personnel. Pendant toute cette période, il s'évertua à mettre à l'abri des recherches de la police et de la Gestapo, plusieurs familles juives de St-Laurent-du- Var ou venues s'y réfugier. Après la guerre, cette activité portée à la connaissance des autorités israéliennes lui valut de recevoir, à Dimona dans le Néguev, un diplôme des mains du Président de l'Etat hébreu en même temps qu'était plantée une forêt de mimosas, qui porte son nom, en présence de hautes autorités et de l’Ambassadeur de France.
Encore moins connues, les dispositions prises par le Maire de St-Laurent-du-Var pour sauver la vie... de 2 Allemands. Il est vrai qu'il ne s'agissait pas de n'importe quels Allemands. Le premier avait épousé une amie de lycée de sa fille, après avoir combattu à Narvik du côté français, dans la légion étrangère. Bien sûr, sa vie fut en danger dès que ses compatriotes eurent envahi la zone sud. Louis Ravet lui fit établir les papiers nécessaires et, plus tard, en avril 1944, lui fit rejoindre le maquis de Savoie avec lequel il se battit jusqu'à la fin de la guerre.
Il était devenu urgent de l’éloigner de la région, car son arrestation imminente aurait mis en danger l’ensemble de la résistance locale. Toujours en vie, il n'a plus jamais quitté la France. En revanche, nous ignorons ce qu'il advint du 2ème Allemand, venu directement trouver Louis Ravet, pour lui raconter que de nationalité allemande mais né à Paris, il y avait toujours vécu et ne parlait même pas l'allemand. Incorporé de force dans la Wehrmacht, il avait réussi à déserter. Certes, le Maire avait dû se demander s'il n'avait pas à faire à un provocateur, mais, tout bien pesé, ancien de la légion étrangère lui-même et connaissant les hommes, il avait été convaincu de la bonne foi du jeune homme et avait accepté de l'aider.
Un jour qu'il revenait à pied des Vespins, le Maire rencontra Jean-Baptiste Palladio, qu'il connaissait bien et qui fit un bout de chemin avec lui. Plus loin, ils furent interpellés par une patrouille allemande qui, Maire ou pas, procéda à un contrôle de l'identité des deux hommes. Louis Ravet, pour sa part, sortit son portefeuille de la poche arrière de son pantalon. Les Allemands partis, il s'adressa à son compagnon lui disant: "heureusement que nous étions en règle, hein, Jean-Baptiste, car s'ils nous avaient fouillés, regarde ce qu'ils auraient trouvé" et d'exhiber un revolver qui se trouvait dans la même poche ! Le plus extraordinaire, pourtant, se produisit la veille de la libération de St-Laurent-du-Var. Le 26 août, donc, les Allemands occupèrent la mairie qui, depuis le bombardement du 26 mai, se trouvait sur l'actuelle corniche Fahnestock.
Sans ménagement aucun, ils enfermèrent M. Ravet dans la cave. L'oreille aux aguets, croyant sa dernière heure venue, il entendit alors des bruits de caisse qu'on clouait. Puis, les bruits cessèrent et au bout d'un moment, le Maire réussit à sortir de sa prison.
Les Allemands avaient quitté les lieux, il était libre et, le lendemain, St-Laurent-du- Var fut libérée.
Le 27 août 1944 un half-track de l’armée canadienne pénétrait dans Saint Laurent précédé 4 français à vélo, deux d'entre eux portaient un fusil en bandoulière et un grand drapeau tricolore. Parmi ceux-ci Louis Ravet ! Les Allemands les mitraillent avant de déguerpir. Bilan deux morts : Gabriel Abonnel et Jean-Clément Ledieu. Louis Ravet en réchappa encore par miracle !
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« Saint-Laurent-du-Var à travers l’Histoire » ou quand le présent rejoint en images l'Histoire de Saint-Laurent-du-Var et sa fière devise: "DIGOU LI , QUÉ VENGOUN", (DIS LEUR QU'ILS VIENNENT), significative des « riches heures » de son passé.
Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le Comté de Nice. Ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var, sur 7 kms.
Cité moderne, Saint-Laurent-du-Var n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le « Vieux-Village », avec ses rues pittoresques et son église romane datant du XI e siècle.
Lieu de transit et de passage commandant la traversée du Var, fleuve alpin particulièrement capricieux, Saint-Laurent-du-Var a subi les aléas de cette situation géographique et stratégique singulière qui a profondément marqué son destin.
Les inondations, les invasions, les épidémies, les guerres ont rythmé au long des siècles les étapes successives de la formation de Saint-Laurent-du-Var.
Grâce à de nouveaux documents et à de nombreuses illustrations inédites, Edmond Rossi, auteur de « Saint Laurent, Porte de France » et de différents ouvrages sur le passé de la région, nous entraîne à la découverte de l’Histoire passionnante de Saint-Laurent-du-Var.
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06.11.2009
CONNAITRE EDMOND ROSSI

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31.10.2009
ANTOINE CASTILLON: CARRIÈRE D'UN INSTITUTEUR (1819-1881) 10ème partie et Fin

L’EXPERIENCE PROFESSIONNELLE D'ANTOINE CASTILLON
Une existence volontairement effacée est remplie d'imprévus. La carrière professionnelle d'Antoine Castillon en est l'illustration. Elevé dans l'amour
du Roi légitime, il prête serment à la Constitution orléaniste, à la République et à l'Empire. Son statut professionnel connut deux phases. Son oncle avait enseigné sous un contrôle cantonal. Il connut personnellement la subordination à des autorités d'arrondissement, puis la tutelle départementale de l'Inspecteur d'Académie et du Conseil Départemental.
Il vit mettre en place un appareil administratif capable de le hisser de la situation de contractuel municipal à celle de fonctionnaire départemental. Il fut au nombre des premiers élèves sortis d'une Ecole normale d'instituteurs, dans un temps où l'opinion publique varoise se montrait réticente à leur égard.
Son enseignement s'adapta à toutes les influences. Dans le domaine proprement idéologique, il enseigna le catéchisme et célébra en fin de carrière, en 1878, le centenaire de la mort de Voltaire, puis de Rousseau. La MarseIllaise et le Chant du Départ, passés sous silence sous le Premier Empire, chants séditieux de toutes les émeutes de 1815 à 1870, seront enseignés dans les écoles à sa mise à la retraite.
Les programmes de ses débuts axés sur la magie de la lecture de l'écriture, du calcul pratique, se compliquèrent de notions de sciences physiques et naturelles. Il fit sa place à l'heure de gymnastique dans la mesure où il lui fut possible de disposer d'un espace suffisant.
L'œuvre essentielle d’Antoine Castillon est d'avoir initié quarante promotions d’enfants à tous les respects. Respect du régime en place, des autorités constituées, des règles de la civilité.
L'engagement décennal qu'i1 a signé l'a exempté des hasards du tirage au sort et de la perspective d'un service militaire de 7 ans. L'instituteur communal d'alors manifeste à l'égard de l'Armée une déférence égale à celle qu'il témoigne envers la Religion, l'Administration et la Justice.
Son travail de pionnier fut de répandre l'usage de la langue française en concurrence avec le dialecte local, de propager le système métrique, de répandre quelques notions d'hygiène, quand, à partir de 1840, la sorcellerie thérapeutique fut considérée comme un délit poursuivi devant les tribunaux.
A la fin de sa carrière, la laïcité fait l'objet de nombreux conflits.
Antoine Castillon passe de l'enseignement en milieu rural à l’enseignement en milieu urbain sous la surveillance de supérieurs et de chefs de famille tour à tour légitimistes, orléanistes, bonapartistes, républicains, allant de l'ultramontain à l'ultra radical. Il obéit à toutes les circulaires ministérielles, remplit des états de plus en plus précis sur l'analphabétisme, la fréquentation et la rétribution scolaires. Il soupire sous tous les régimes devant l'indigence du matériel scolaire mis à sa disposition par des municipalités économes et pauvres. Soumises à la tutelle préfectorale dans l'établissement de leurs budgets, elles attendent beaucoup du département et de l'Etat en faveur de leurs écoles.
Il mesure maintes fois dans ses trois dimensions une salle de classe, souvent exiguë, dans une 'maison louée ou adaptée tant bien que mal à sa destination. Elle est insuffisante à partir de 1860 quand se dessine un engouement populaire pour l'école primaire. Il grandit entre 1870 et 1880. Un cours préparatoire de jeunes enfants accueille couramment 70 élèves.
Limité dans ses moyens matériels, Antoine Castillon ne sera jamais démuni de ces directions spirituelles qu'autorise le romantisme des temps.
De l'adolescence à la retraite, il se vit rappeler par nombre de politiques et de penseurs, formés à une rhétorique persuasive, la portée de son métier, les responsabilités qu'elle implique, la modestie nécessaire à celui qui l'exerce.
De 1789 à 1881. le Roi, l'Empereur et la République s'accordent sur deux principes fondamentaux posés par Mgr Talleyrand Périgord, rapporteur de la loi du 3 octobre 1791. Tous ordonnent que l'instituteur "soit éclairé et vertueux"
Ce qu'il fut.
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Avant 1860, Saint-Laurent-du-Var était la première bourgade de France en Provence, carrefour historique avec le Comté de Nice. Ville construite entre mer et collines, elle s'étire face à Nice le long de la rive droite du Var, sur 7 kms.
Cité moderne, Saint-Laurent-du-Var n'en oublie pas pour autant ses racines qui font la fierté de ses habitants. Le témoignage le plus probant de cette pérennité du passé reste sans aucun doute le « Vieux-Village », avec ses rues pittoresques et son église romane datant du XI e siècle.
Lieu de transit et de passage commandant la traversée du Var, fleuve alpin particulièrement capricieux, Saint-Laurent-du-Var a subi les aléas de cette situation géographique et stratégique singulière qui a profondément marqué son destin.
Les inondations, les invasions, les épidémies, les guerres ont rythmé au long des siècles les étapes successives de la formation de Saint-Laurent-du-Var.
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