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30.10.2006

L'AGRICULTURE DU MOYEN AGE

        LES RESSOURCES DU MOYEN AGE 

 

La communauté laurentine compte déjà 23 feux en 1471. La moyenne générale d'habitants par feu étant estimée à cinq, Saint-Laurent compte donc 115 habitants; s'ajoute à ce nombre un forfait de 30% d'exemptés soit un total de 149 laurentins en 1471.

Les exemptés se composaient de la noblesse et du cler­gé séculier et régulier qui ne payaient pas d'impôt foncier, ainsi que des indigents non imposables parce que sans res­source. Le clergé régulier est représenté à Saint-Laurent par l'ordre militaire des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui ont remplacé les Templiers supprimés au début du XIVème siècle et ont repris leurs biens.

Les ressources de la communauté laurentine sont mai­gres: pas de bétail recensé; figuier, lin et chanvre utilisés par l'artisanat local, blé; labour dans le quartier voisin du MAL­VAN. La vigne n'apparaît qu'aux environs de VENCE et de SAINT -PAUL et peut-être modestement sur les proches col­lines de Saint-Laurent.

Par analogie avec Cagnes (qui n'a pas connu les péripé­ties de Saint-Laurent), les animaux, quand ils sont recensés, comptent généralement: des vaches, des bœufs de labour, des animaux de bât (chevaux ou mules, rarement des ânes) et surtout un cheptel important d'ovins et caprins (Baillie de Saint Paul:

Bêtes à laine 1471: 12.760, 1956: 314 Bêtes à comes 1471: 808, 1956: 177).

 L'élevage semble avoir joué au XVème siècle un grand rôle dans le relèvement économique de la région, il a favorisé le repeuplement des villages abandonnés. Il était plus aisé de mettre des bêtes en pâture que de reconquérir des terres cul­tivables.

Cette activité donnait lieu à une foire importante au BROC où s'établissaient, à la Sainte Luce, les transactions sur les bestiaux et les peaux.

Le terrain accidenté, le manque d'irrigation (les norias viendront plus tard), l'absence d'engrais, les moyens primi­tifs de labour à l'aide d'une araire, entraînaient des rende­ments agricoles précaires.

L'image dégagée par l'analyse de cette étude est celle d'un élevage prospère et d'une agriculture de subsistance.

Connaître le passé de Saint Laurent du Var grâce à « Saint Laurent du Var à travers l’Histoire » (Alandis-éditions Cannes), pour commander cet ouvrage illustré de 17 € : téléphoner au 04 93 39 07 41.

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26.10.2006

UNE RENAISSANCE DIFFICILE

                    SURMONTER LES PERILS

 

Les conditions naturelles sont favorables sur la côte, le climat est doux en toutes saisons, les habitats y sont généra­lement regroupés en villages perchés et fortifiés dans un but défensif, les attaques venant souvent de la mer. Les habitants des côtes craignent toujours les incursions des pirates, après avoir longtemps redouté les Sarrasins. Th. CHAPPE note d'ail­leurs que Saint-Laurent avait été détruit peut-être parce que le village était situé dans une zone très plate sans aucun rem­part naturel. Les razzias des villages côtiers par les pirates venus de la mer étaient à cette époque une menace permanente. La population était enlevée et vendue comme esclaves quand elle n'était pas massacrée. Saint-Laurent mal protégé a peut-être connu cette terrible épreuve.

Saint-Laurent est repeuplé depuis peu au moment de l'enquête, puisque son seigneur, l'évêque de Vence RAPHAEL MONSO, a passé convention avec des familles de la Riviera Ligure (ONEGLIA actuellement IMPERIA) en 1468, après la peste noire de 1446 et 1467. Les épidémies de peste noire se succédèrent au XIVème siècle et XVème siècles. Les plus connues furent celles de 1348 à 1350, celles de 1416 et de 1451 à 1470. Cette terrible maladie venue du Japon arrêta sur son passage les guerres du moment.

Dans la région de Saint-Laurent il ne resta en 1348 qu'un habitant sur trois. Le malade commençait par cracher le sang, puis sortaient sur tout le corps des taches noires (d'où le nom de cette maladie}. En deux jours, c'était la mort cer­taine, parfois même le malade ne vivait plus que deux heures.

La ville d'Avignon fut la plus atteinte. Il mourait 1500 personnes par jour. Dans l'impossibilité de les enterrer, on mettait les morts dans la rue.

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22.10.2006

LES PREMIERS NOMS DE LAURENTINS

                     LA PERCEPTION DE L'IMPOT

 

Saint-Laurent était, à l'image d'autres lieux de Proven­ce, exsangue et dépeuplé par suite des grands fléaux médiévaux qui étaient la peste, les guerres civiles, les mauvaises récoltes synonymes de famines.

A court d'argent, le roi René fit effectuer l'enquête de 1471 pour lever de nouveaux impôts.

Du 14 au 30 mai, les commissaires vinrent à Cagnes où ils rencontrèrent les délégués de Villeneuve-Loubet, Saint-Lau­rent et Biot.

Les représentants des communautés villageoises prêtent serment de dire la vérité sous peine d'une amende de 25 marcs d'argent fin. Les enquêteurs leur demandent de leur montrer leur livre d'estime (cadastre) s'ils en ont un. Parfois il n'y a aucun papier, on se satisfait alors d'une estimation rudimen­taire par des encoches sur un bâton ou sur les portes des maisons .

Vient ensuite la liste des « ayant feu » avec le nom des chefs de famille, c'est ainsi que sont cités pour Saint-Laurent les familles BELLOCII, BERMUNDI, BRACHII ou BRACII, PRESBITERI .

La population laurentine venait d'être renouvelée par des familles ligures dont les noms furent francisés par la suite.

Les enquêteurs dénombrent les maisons habitées, le cheptel, interrogent les habitants sur la fertilité de leur terroir. Selon les communautés, le terrain est plus ou moins apte au labour, à la culture du blé, au pâturage, à la vigne, ou même au figuier.

Le plus souvent, les villageois se plaignent de l'exiguïté de leur terroir, de sa faible valeur ou de sa mauvaise situation. Les enquêteurs s'informent de la valeur de la dîme (payable à l'église), des charges communautaires vis à vis du seigneur local (albergue, cens, services en espèces et en nature, corvées, lods, treizain).

 Certaines communautés remettent des « cédules » aux commissaires, il s'agit de textes annexés à l'enquête sous forme de requête. Saint-Laurent y est cité: DE SANCTO LAURENCIO DIOCESIS VINCENSIS NOVITER HABITATO (De Saint-Laurent diocèse de Vence nouvellement habité). Seigneu­rerie de l'évêque de Vence, repeuplée par acte d'habitation du 16 février 1468. Etymologie du nom: De SANTO LAU­RENCIO 1033, du latin LAURENTIUS, martyr du IIIème siècle.

Jusque là, le village s'appelait CASTRUM AGRIMON­TIS (CHATEAU d'AGRIMONT). Le nouvel hospice dédié à Saint-Laurent prévalut pour la dénomination du lieu. Il est à supposer que le « castrum agrimontis » fut détruit, comme la population locale, par les fléaux cités plus haut.

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18.10.2006

SOUS LE REGNE DU BON ROI RENE, DERNIER SOUVERAIN PROVENCAL

SAINT LAURENT DEVIENT UN VILLAGE FRANCAIS. 

La transcription et l'étude de l'affouagement (affouager un impôt: c'est répartir sa perception par feu après enquête. Le feu constitue l'ensemble d'une famille vivant sous un même toit) de la viguerie de Grasse et de la baillie de Saint-Paul-de-Vence en 1471, (Mémoire de maîtrise d'Histoire présenté à la Faculté des Lettres de Nice en 1973 'par Th. CHAPPE), donnent de précieux renseignements sur la situation de Saint-Laurent-du-­Var après son repeuplement consécutif à la peste de 1467.

Ce dépeuplement imputable à l'épidémie avait débuté avec l'insécurité et les massacres des guerres, joints aux effets des inondations du Var.

Les registres d'affouagement constituent une liste utile de la répartition des familles et des biens soumis à la taille. Ces registres nombreux s'échelonnent du XIVème au XVIIIème siècle, ils sont le reflet vivant d'une époque. L'enquête de 1252 sur les droits et revenus de Charles d'Anjou en Provence, révèle pour Sanctus Laurentius une répartition de l'albergue comtale évaluée à 40 sous, de même en 1249 soit à raison de 12 derniers par feu: 40 feux représentants 200 habitant plus 30% d'exemptés: 260 habitants à cette époque.

Saint-Laurent faisait partie d'une circonscription géogra­phique dénommée: Baillie de Saint-Paul-de-Vence, dépendant du royaume de Provence.

En 1471, le Comté de Provence (une province du Royau­me) ne comprenait plus le Comté de Nice, cédé au comte de Savoie après la « dédition » de 1388. La Provence s'arrêtait au Var. Sur le plan historique, l'année 1471 se situe à la fin du règne du roi René de Provence qui s'étend de 1434 à 1480; il fut le dernier souverain provençal, puisque, à sa mort, Louis XI s'assurera la possession du Comté au nom du Royau­me de France.

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14.10.2006

LA RENAISSANCE DE SAINT LAURENT

       1448 : LE REPEUPLEMENT

Les évêques de Vence, seigneurs du village, résolurent le problème à leur manière, compte tenu des nécessités écono­miques de ST, LAURENT, village frontière commandant le passage du fleuve.

Le 16 Février 1468, Raphaël Monso, évêque de Vence, passa ,une convention avec trente famille d'Oneglia (en Ligurie). Cette convention qui porte le nom d'acte d'habitation et d'emphytéose (bail à très long terme) fut rappelé dans le traité de 1760 (Traité de Turin qui mit fin sous le règne de Louis XV à la guerre de succession d'Autriche entre les Fran­co-Espagnols et les Austro-Sardes). Aux termes de cette con­vention, les terres étaient données à ces nouveaux habitants avec, en échange pour eux, l'obligation d'assurer gratuitement le passage du Var avec une barque, de « faire traverser le fleu­ve aux hommes, aux bêtes sans rémunération, même à titre d'aumône, de tenir prêts pour les pélerins et voyageurs. six lits dans l'hôpital ».

Les descendants de ces familles s'empressèrent d'oublier cette fameuse convention et firent payer et la traversée du fleuve et le gîte à l'hôpital.

ST. LAURENT qui prit son nom en 1480, fut entière­ment reconstruit à cette époque; une activité nouvelle se dé­veloppe, celle de l'extraction du sel marin, grâce à des salines installées à l'embouchure du Var.

En 1480, un nouvel hôpital dédié à St. Laurent (d'où le nom du village qu'il a conservé jusqu'à nos jours) est instal­lé sur ces rives désolées, compte tenu des promesses oubliées des familles du lieu; cet établissement est confié à des reli­gieux chargés s'assurer gratuitement le passage.

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10.10.2006

SAINT LAURENT RAVAGE PAR LA PESTE

        1446-1447 : UN VILLAGE ANEANTI

En 1381, un niçois, Alessio Gioffredo laissa à sa mort une importante somme d'argent à l'hôpital, afin de permet­tre la construction d'un pont sur le Var.

Mais quelques années plus tard, la dédition de NICE à la SAVOIE, séparant NICE de la Provence, devait arrêter la réalisation de ce généreux projet. Le Pont fut inachevé.

En 1446, le village de ST. LAURENT baptisé alors Castrum-Agrimontis (Château-Agrimont), fut abandonné par ses habitants décimés par une effroyable épidémie de peste. St. Laurent dépeuplé, ravagé par la peste, les inondations, les incendies des pillards (anciens mercenaires de la Guerre de cent ans) ; après ces fléaux successifs, il fallait songer à lui re­donner vie.

Les écrits de l'époque laissent supposer que le bourg du XIIIème siècle était situé dans l'actuel quartier des Agri­monts surélevé et à l'abri des inondations.Faute de preuve, il faut supposer que les terres désignées sous le nom d'Agrimont, longtemps désertées, reprirent naissance autour de l'Hospice situé au bord du Var au XIème siècle, sous le nom de CASTRUM AGRIMONTIS. (Fortifié, puis détruit au XVème siècle). L 'Hospice, placé sous le patronage de Saint-Laurent prévalut; le lieu (en 1205 « Vieux Statuts de Nice ») devint l'HOS­PITALE SANCTI LAURENTII DE VARO.

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06.10.2006

UN HOPICE CONVOITE (SUITE)

QUERELLES RELIGIEUSES

 AUTOUR DU PREMIER HOSPICE ( 2 )

 Les évêques de Vence, nouveaux propriétaires des lieux s'octroyèrent la totalité des bénéfices attribués auparavant à leurs rivaux. La bulle pontificale de 1328 indiquait le prévôt de Grasse et les évêques de Fréjus et Toulon comme réorgani­sateurs de l'hospice; ceux-ci désignèrent six frères placés sous l'autorité du prieur du bourg de Saint-Laurent, un nommé LA YET . Après ce coup de force, les libéralités des voyageurs déclinèrent, ceux-ci sachant qu'elles iraient au diocèse et non à l'hôpital.

La cupidité des évêques de Vence « ne laissait pas aux hospitaliers de quoi entretenir l'hôpital, ni le bétail nécessaire à la culture, si bien que malgré la défense de ne rien exiger des passants, une boîte destinée à recevoir les aumônes était installée dans la barque ». Le nouveau prieur FERAUD réclama avec l'appui du diocèse niçois un réajustement de la subvention épiscopale.

Les évêques de Vence restant sourds à ces récrimina­tionsi l'archevêque, choisi comme arbitre, vint d'EMBRUN à NICE chez les religieux de Saint-François « afin de conve­nir des moyens à envisager pour diriger l'hôpital., à la con­servation duquel la ville de Nice est beaucoup intéressée, à cause de son commerce et des oeuvres pies qui s'y font ».

Une nouvelle charte, bien qu'admettant « l'obligation pour 1 'hospice de rester propriété des évêques » précise que « désormais les frères disposeraient du bétail nécessaire à la culture des terres avec douze charrues, autant de bouviers et de paires de bœufs ». D'autre part, un médecin serait instal­lé à 1 'hospice avec un prêtre « pour donner les sacrements et dire la messe aux pauvres ». Les hospitaliers bénéficieraient en outre « de quoi se nourrir, s'habiller et faire l'aumône aux voyageurs ». En revanche, obligation leur était d'assurer « une barque sur le Var , avec un frère et un nautonier; en période de crue, le nombre des passeurs devant être porté à trois, au­quel cas il y aurait aussi des gaïeurs pour montrer le gué ».

De plus, par règlement du 17 octobre 1334, un député choisi par le chapitre de Nice vérifierait périodiquement le compte de l'hospice «en vertu de son droit d'inspection du fait de ses donations ».

Pour plus de précaution, en 1345, il appartint à l'évêque de GLANDEVES et au prieur de PUGET-THENIERS de ré­partir les subsides versés par les Niçois à l'hospice ce que l'évêque de Vence prétendait recueillir à son profit.

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02.10.2006

UN HOSPICE CONVOITE !

QUERELLES RELIGIEUSES

 AUTOUR DU PREMIER HOSPICE ( 1 )

  Au Xlème siècle, un bourgeois de Vence, RAIMBAUD, choisit le point d'aboutissement du gué traversant le fleuve, sur la rive droite, pour y fonder un hospice destiné aux pèlerins se rendant à Rome.

Ce lieu, CASTRUM AGRIMONTIS, proche .de l'an­cienne voie Aurélienne allait devenir le futur Saint-Laurent-­du-Var.

Cet hospice fut administré par des moines de différents ordres : d'abord en 1205 par les Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jéru­salem, puis par les Chevaliers de Rhodes et de Malte, et enfin par les moines de Saint-Augustin dont la maison mère se situait dans la vallée de Suse. L'hospice fut placé sous la protection de Saint-­Laurent et dirigé par un père prieur commandeur, assisté de neuf chanoines. De cette période date la construction de l'église romane avec, comme le précise DURANDY « son mur exté­rieur de l'abside couronné d'une délicieuse corniche en roue d'engrenage ».

En 1162, lors de son voyage à Turin, le Comte de Pro­vence fait étape à l'hospice et lui alloue une subvention con­séquente; d'autres voyageurs d'importance font de même lors de leur passage, ceci pour le plus grand profit de la Com­munauté.

Le Pape Innocent IV, en 1208, rappela -aux moines les rigueurs de la règle et profita de son voyage lors du con­cile de Lyon pour s'assurer que « l'affluence des visiteurs de tous sexes et les richesses » n'avaient pas conduit les Augus­tins à « la dissipation ». Le souverain pontife confirma à cette occasion les moines « dans leur seigneurerie d ' Agrimont, dans la propriété de l'Hôpital du Var et de ses dépendances ainsi que le droit d'acquérir de nouveaux biens ». Ceci en dé­pit de la jalousie des évêques de Vence. Le Pape ajouta par une bulle datée de 1248 « que quiconque porterait atteinte aux privilèges concédés au monastère serait livré à la ven­geance divine et, nouveau Judas, privé du corps et du sang de Jésus Christ ».

Les évêques de Vence ne désarmèrent pas: en 1268, le Pape Clément IV les menaça d'excommunication; plus tard, en 1301, Charles d'Anjou fut contraint de confirmer les Augus­tins « dans leurs franchises et privilèges » .

Sur l'initiative des évêques de Vence, un synode se réu­nit en 1312 dans leur ville, dans le but de contre-attaquer les hospitaliers « Défense aux clercs, quels qu'ils soient, de déte­nir des biens et bénéfices appartenant à des églises, sous peine d'excommunication » (!).

Enfin, en 1327, les évêques gagnent la partie et le pape Jean XXII, depuis Avignon, décrète la fermeture de l'hospice. Protestations des Niçois qui réclament le maintien du bac; aus­si les Augustins sont-ils hébergés dans un quartier qui porte encore le nom de leur patron; Saint Augustin, là, ils firent édi­fier une chapelle proche (selon CARLONE) de celle des Tem­pliers.

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