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01/08/2015

SAINT LAURENT DU VAR : RÉFÉRENCES HISTORIQUES

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Voici des ouvrages consacrés au passé et à la mémoire de Saint Laurent du Var ;

 « Saint Laurent, Porte de France » Editions SERRE, Nice, 1980

  « Saint Laurent du Var à travers l’Histoire » Alandis Editions, Cannes, 2004

 « Un Peu d’Histoire de Saint Laurent du Var » Editions Alan Sutton, Saint Cyr sur Loire, 2009

 « Mémoire en images de Saint Laurent du Var » Editions Alan Sutton, Saint Cyr sur Loire, 2012

 Site spécialisé :

 http://saintlaurentduvarhistoire.hautetfort.com/

 Edmond ROSSI écrivain et historien auteur de ces études a effectué l’inventaire des monuments historiques de la commune de 1976 à 1977. Il lancera le concept de « Saint Laurent Porte de France » en 1980, avec le titre de sa monographie et sera également l’initiateur en 2006 de la fête annuel des « Gueyeurs », ces Laurentins intrépides chargés jadis de conduire les voyageurs dans la périlleuse traversée du fleuve Var. Edmond Rossi occupe les fonctions de « correspondant histoire » au quotidien « Nice Matin » dans lequel il tient une chronique régulière sous le titre « Un Peu d’Histoire » de 2003 à 2010.

 Voir le site de l’auteur :

 http://alpazur-edmondrossi.monsite-orange.fr

GUEYEUR DE SAINT LAURENT.jpg

 

 

12/06/2015

SAINT LAURENT DU VAR: CONNAISSEZ-VOUS LE VIEUX VILLAGE ?

 VISITE DU VIEUX VILLAGE.jpg

 

Le vieux village de Saint Laurent du Var date du Moyen Age. On observe deux périodes de constructions distinctes. La partie la plus ancienne autour de l'église date du XIème et du XII ème siècle. Le reste des maisons autour date du XV ème siècle.

Le village a été construit sur un monticule pour le passage du Var. On a choisi le meilleur emplacement pour se protéger des crues du Var avec une vue sur les alentours.

Par la suite le village devenu la « Porte de France » face à la rive gauche du Comté de Nice sera entouré de remparts et de tours d'angle. C’était un lieu où les gens venaient se réfugier. Derrière les murailles en pierre du Var, les habitants pouvaient se défendre et se protéger de leurs voisins, des pirates et des pillards. Depuis le haut des cinq tours, des gardes observaient les campagnes environnantes et prévenaient les villageois en cas de menace. Deux portes s’ouvraient dans les remparts: une à l'ouest, la « Porte de France » place Saint Antoine et une à l'est sur le Var.

Le plan de la construction du village régulier en damier a été conçu par des moines architectes du XV èmé siècle. Les rues se coupent en angle droit et sont orientées est ouest pour se protéger des vents dominants du Nord venant de la vallée du Var.

Les maisons contigües comportent deux étages avec l’étable et la remise au réez-de- chaussée, l’habitation au premier et le grenier servant de grange et de séchoir au deuxième étage, ce dernier accessible grâce à une corde roulant sur une poulie (la carella).

Les murs des habitations comme ceux des remparts se composaient de galets ronds extraits du lit du Var qui assemblés formaient des « murs en museaux de chats » typiques de Saint Laurent.

Dans le passé les villageois, pour la plupart, travaillaient la terre. Ils vivaient de la culture et de l'élevage. Les bonnes années, ils avaient assez pour se nourrir. Mais ils devaient payer des impôts importants à l'évêque et au prieur (le curé).

Suite aux mauvaises récoltes dues aux gels, à la sécheresse et aux pluies de grêle, les habitants ont souffert de la famine dans le passé. A plusieurs reprises, des pillards ont emporté toutes les provisions ou détruit et brûlé la totalité de leurs biens. A la suite de la guerre de cent ans, la bourgade a dépéri et la peste noire l’a vidée  de ses habitants. Pour la faire renaître, l’évêque de Vence, Raphaël Monso, seigneur du lieu fait appel à des familles ligures d’Italie. Trente familles du val d’Oneille ont ainsi pris possession des terres incultes et ont agrandi le village.

Le soleil brûlant de l'été explique l'étroitesse des rues favorisant l'ombre et la fraîcheur. Les rues mesurent deux mètres de large, largeur nécessaire pour le passage des charrettes, des chasse-roues encore visibles protégeaient la base de l’angle des rues. Elles étaient pavées avec des galets du Var. Une rigole au centre ou sur les côtés permettait de les nettoyer lors des pluies.

Dans ces conditions d’hygiène précaire avec des logis privés d’eau courante et de toilettes où cohabitaient bêtes et gens, l’atmosphère  baignée dans une odeur nauséabonde.

Un très vif sentiment religieux soudait la communauté villageoise soumise à l'autorité de son seigneur l’évêque de Vence et de son prieur.

Aujourd’hui, le clocher est de style provençal. L’église a été agrandie, et une horloge a été installée en 1925.

Au-dessus du porche de l’hospice, admirez la jolie fenêtre géminée. Cet hospice était géré à l’origine par les moines de Saint Augustin. L’hospice accueillait les voyageurs et les pèlerins de passage.

Le village possédait une épicerie, une boucherie et une boulangerie. Le forgeron fabriquait et réparait tous les outils (haches, faucilles, socs de charrue. Il cerclait aussi les tonneaux les roues des charrettes et ferrait les chevaux.

Dans l'enceinte, un captage d'eaux souterraines alimentait le puits central.

Avant l’ouverture du pont sur le Var (XIXème siècle) la « Grande rue » (l’actuelle rue Desjobert) accueillait en plus d’une auberge-relais de poste, la gendarmerie, l'octroi où l'on payait un droit sur les marchandises en transit. Plus bas avant le gué se dressait  l'hospice.

Edmond ROSSI

04/06/2015

DÉCOUVRIR LES CHÂTEAUX DU MOYEN ÂGES DE LA CÔTE D'AZUR !

COUVERTURE DES CHATEAUX DU MOTEN AGE DES ALPES MARITIMES REDUITE.jpg

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La découverte des châteaux et vestiges d’ouvrages défensifs du Moyen Âge dans les Alpes Maritimes ne se limite pas à cette étroite bande de terre en bordure de mer : la Côte d’Azur dont on ignore rien.

Moins connus sont les paysages grandioses du Haut Pays, avec ses hameaux perchés accrochés aux flancs des reliefs escarpés, en équilibre au bord de falaises accidentées.

Les Alpes Maritimes possèdent le plus grand nombre de villages perchés de tout le bassin méditerranéen, à des altitudes variant de 350m à 1600m. Leur mode de vie agropastoral est resté longtemps protégé, au bout de chemins sinueux surplombant des gorges et des clues autrefois dangereuses et impénétrables.

Lieux difficiles d’accès, isolés, leur charme de petit monde clos et moyenâgeux restitue l’image des premiers castra.

Bien qu’il soit reconnu qu’on se défende mieux sur un sommet, le phénomène est ici accentué par la pression de la menace sarrasine qui s’opéra du VIIIème au Xe siècle, ramenant la population des plaines et des vallées sur les hauteurs.

Ce mode de positionnement élevé est une continuité du passé, lié à la nature d’un sol rocheux qui se décline de la pierre sèche des terrasses, à celle taillée pour les maisons et les donjons ou creusée pour les citernes. Qualifiée de civilisation du rocher ou de la pierre, celle-ci débute dans les Alpes Maritimes dès la protohistoire avec les « castellaras », ces solides fortifications faites d’énormes blocs superposés dressées sur des éminences. Les 350 citadelles de ce type dénombrées dans le département ne seront que les ancêtres des futurs castra du Moyen Âge.

Lorsqu’au tournant de l’an mille un puissant élan mystique s’empare de la région libérée des Sarrasins, la côte et les vallées se hérissent peu à peu d’églises et de villages ecclésiaux, fortifiés de châteaux et donjons, véritables joyaux architecturaux.

Certains de ces sites ont su résister à l’épreuve du temps et des guerres, pour faire des Alpes Maritimes un des départements les mieux dotés en matière de villages perchés, fortifiés d’un château.

Lorsque va naître le castrum, avec ses ruelles étroites et ses hautes maisons construites sur des pitons rocheux ou accrochées au bord d’un plateau, la volonté évidente des bâtisseurs sera de rassembler la population autour du château et de l’église.

L’espace était mesuré dans le village groupé entre les murs d’enceinte, derrière le front continu des habitations, limitant la cité et lui tenant lieu de remparts, seul un dédale de passages permettait la circulation.

Ainsi s’expliquent les escaliers raides, les enfoncements ténébreux, les impasses tortueuses, les ruelles pavées munies d’une allée médiane en briques, pour éviter que les sabots des bêtes ne glissent, les passages couverts, les traverses encaissées débouchant sur des placettes étroites et irrégulières.

Cet urbanisme médiéval collectif nous est restitué aujourd’hui avec plus de bonheur que ne le sont les châteaux qui le plus souvent couronnaient l’ensemble à cette époque. Le château, ouvrage militaire devait au Moyen Âge affirmer l’autorité du seigneur. Visible de loin, ce symbole d’un pouvoir fort, installé sur un éperon escarpé, s’entourait souvent d’un village doté d’éléments défensifs complémentaires.

De nos jours, il est inutile d’envisager une restauration toujours infidèle des vestiges fortifiés qui nous sont parvenus. Il est préférable de leur conserver l’aspect ruiniforme qui leur convient, souvent révélateur de leur authenticité. Préservés de toute restitution hasardeuse, ces monuments constituent alors un élément remarquable du paysage. 

Une approche attentive est alors permise pour écouter, appuyé aux pierres tièdes, les frôlements de la brise qui en raconte l’histoire.